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La transition écologique de la Maison Maria Casarès

Maison Maria Casarès crédit Région Nouvelle-Aquitaine
Mis à jour le 19 août 2026

La Maison Maria Casarès déploie des actions en direction d’une alimentation durable et de la sobriété énergétique.

Le Domaine de la Vergne fut la maison de Maria Casarès (Alloue en Charente) entre 1961 et 1996. Depuis 2006, c’est un lieu qui accueille toute l’année des résidences d’artistes, d’auteurs, des visites, des spectacles, etc.

Interview en 4 questions

La Maison Maria Casarès est un lieu artistique en milieu rural. Quelles sont les actions que vous déployez pour une mobilité plus écoresponsable des publics et des artistes ?

La programmation de notre Festival d’Été a été pensée avec des critères écoresponsables en privilégiant le temps long : une même équipe artistique s’installe pendant trois semaines et assurent les trois spectacles du Festival (minimisant les transports de décor, montages/démontages et déplacements d’équipe).
Ce modèle est également vertueux pour les spectacles qui profitent de 19 représentations d’affilées sur un même site permettant ainsi à l’oeuvre de murir. Il permet aussi au bouche-à-oreille d’opérer et de convaincre un public qui n’aurait pas été près de prime abord à faire le déplacement.
Concernant la mobilité des publics, l’enjeu est plus complexe au vu de l’implantation du site. Nous allons développer dans les années à venir l’accès en vélo avec le label « accueil vélo ».

Par quels indicateurs jugez-vous l’efficacité des actions déployées ?

Une meilleure alimentation pour le public et les équipes, des coûts maitrisés des dépenses liées à l’énergie et aux frais d’essence, le partage au quotidien d’une réflexion autour de ces enjeux avec l’ensemble de l’équipe ainsi que les artistes invités à travailler sur site et à considérer cette maison comme la leur.

Quel aspect parmi la mobilité éco-responsable, une alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie vous semble le plus facile à développer ? Et au contraire, lequel est le plus difficile ?

L’alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie nous apparaissent comme des enjeux avec des leviers de développement possibles.
À la suite des travaux de restauration, nous avons grandement gagné en performance d’isolation des bâtiments de logement (Logis et Dépendance). Ils gardent à présent la chaleur et le frais en fonction de la saison !
Les systèmes de PAC (pompe à chaleur) pour les Dépendances et de poêle à bois pour le Logis permettent de chauffer en moyenne saison avec des coûts raisonnables et prodiguant le confort nécessaire pour les résidents. Cependant, le problème principal dans un tel site est le chauffage l’hiver, notamment dans la salle de création. Il est vain de chauffer un tel site en cette saison. Au vu des défis écologiques ainsi que financiers que nous traversons, il nous faut déployer à cette époque de l’année l’action de La Maison Maria Casarès hors les murs.

La dimension la plus complexe est la mobilité : le Domaine de la Vergne est considéré comme « un havre de paix » propice au travail et à la découverte de spectacles car il est reculé au cœur de la nature, loin des gares et des grands axes routiers ! Nous avons pu acquérir une voiture électrique et privilégions les déplacements avec celle-ci, notamment les navettes vers les gares.
Nous voulons également installer une borne électrique sur le parking pour les visiteurs/spectateurs.

L’alimentation est un sujet central à la Maison Maria Casarès. Est-ce que votre proposition de catering durable est plus onéreux pour une structure comme la vôtre ?

Pour l’alimentation durable, après de nombreuses tentatives au fil de dix ans, nous avons constaté qu’en établissant judicieusement les menus et en étant vigilant aux quantités, il est possible de proposer au public et aux artistes des repas issus de productions locales et/ou de produits biologiques sans assister à une explosion des coûts. Cependant, un tel positionnement nécessite les ressources en interne au niveau du poste de cuisinier car il s’agit d’un travail au long cours ainsi que d’une position de structure impliquant un rapport différent à la gestion de la cuisine.

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Le Méta UP | Un lieu éco-responsable

Le Méta UP
Mis à jour le 19 août 2026

Le MétaUP est un équipement culturel récent. L’ensemble du projet a été pensé en tenant compte des questions environnementales, sous tous les aspects.

L’implantation du MétaUP CDN (Poitiers dans la Vienne) sur le campus universitaire s’inscrit dans le principe du réemploi et du semi-construire. Le CDN a fait l’acquisition de 3 bâtiments existants, ayant déjà servi à d’autres projets culturels et qui sont des structures démontables, reconfigurables, évolutives et écoresponsables.

Un lieu éco-responsable

Interview en 3 questions

Le MétaUp est un équipement récent, comment avez-vous pris en compte les questions environnementales dans la phase de conception du bâtiment ?

Dès le départ puisque les deux bâtiments qui constituent aujourd’hui le Métaup (le chalet de bois et la structure CTS) étaient préexistants au projet d’’implantation.
Nous avons alors réfléchi sa conception et son aménagement selon le principe du Upcycling ou réemploi. Nous avons alors pu limiter les dépenses énergétiques liées à la construction et réduire les nuisances sur l’environnement (nuisances sonores, peu de déchets, constructions sèches et très peu d’utilisation d’eau…).
Nous nous sommes également intégrés à la filière vertueuse produite par l’université en matière de chauffage et de production d’eau chaude en nous rattachant au réseau biomasse.

Depuis son ouverture au public, quelles sont les mesures prises pour limiter l’empreinte carbone du lieu ?

Pour réduire nos consommations énergétiques et notre empreinte carbone :

||| nous avons installé une cuve de récupération d’eau de pluie pour alimenter les sanitaires ;
||| nous avons limité la puissance électrique du bâtiment en favorisant l’utilisation de projecteurs à leds ;
||| nous avons mis à disposition du public une plateforme gratuite de covoiturage les soirs
de spectacles ;
||| nous favorisons également le recours au circuit court concernant la restauration sur site ;
||| et nous privilégions enfin la seconde main pour le mobilier.

Au-delà de la gestion éco-responsable du lieu, est-ce que le Méta Up a vocation à accueillir des créations qui traitent de questions environnementales ?

Pas uniquement. Mais il est vrai que le Centre Dramatique National est sensible aux questions environnementales portées par les artistes et notamment quand ils s’adressent à la jeunesse.
La prochaine édition du Festival Petits et Grands, qui aura lieu du 24 au 30 mai 2027, abordera très directement ce sujet avec le thème de l’éco-responsabilité dans le spectacle vivant.

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Compagnie Adéquate | Tout est dans le nom

Visuel Cie Adéquate

La compagnie Adéquate, co-fondée par Lucie Augeai et David Gernez, ne peut pas mieux porter son nom. Tous les projets de la compagnie sont réfléchis en adéquation avec leurs valeurs : le lien aux autres et des pratiques écologiquement vertueuses.

Partie 1 | Le lien aux autres

Partie 1 | Le lien aux autres

Implantée à Migné-Auxances, près de Poitiers, la compagnie Adéquate crée des spectacles de danse contemporaine depuis presque 15 ans. La danse est le moyen d’expression premier de la compagnie pour questionner le rapport aux autres, thème fondateur de ses créations. Toutefois, la compagnie  a décidé d’aller encore plus loin dans ce questionnement. Depuis 5 ans, elle porte le festival « Etonnant mouvement », véritable projet de territoire qui embarque toute la population.

Un festival pensé pour Migné-Auxances

« Etonnant mouvement » (3 jours en juillet de cirque et danse contemporaine) est un festival pensé pour s’inscrire dans la ville de Migné-Auxances en impliquant le plus de monde possible. En effet, la compagnie Adéquate travaille avec la municipalité mais également avec des adolescents de la commune et des habitants bénévoles. Elle veille à ce que l’investissement de chacun ait du sens pour la personne qui donne de son temps. Aussi, les adolescents sont impliqués dans toutes les facettes de l’organisation pour leur faire découvrir différents métiers du spectacle vivant. Les artistes accueillis sur le festival sont logés chez des habitants volontaires. La sélection des duos artistes/habitants est particulièrement soignée pour créer des échanges qui dépasseront le simple accueil hôtelier : un artiste musicien sera hébergé chez un musicien amateur par exemple.

Toujours dans la volonté de faire partager la culture au plus grand nombre, la compagnie Adéquate est attentive aux formats et aux horaires des spectacles proposés pendant le festival. Ainsi, pour inclure le public de l’EHPAD, elle prend en compte les heures de prise de repas ou de repos. Pour que les jeunes parents puissent assister aux représentations, elle sélectionne des spectacles courts, adaptés à tous les publics.

Le choix des lieux dans la ville pour le festival n’est pas anodin. La compagnie souhaite valoriser le patrimoine bâti et naturel de Migné-Auxances et propose ainsi des représentations dans l’église, le parc mais aussi dans des lieux plus confidentiels tel que le monastère du Carmel, communauté de religieuses.

L’objectif de la compagnie semble atteint avec ce festival qui, pour l’édition 2025, a attiré plus de 1600 spectateurs, 30 bénévoles et 20 artistes.

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

La compagnie Adéquate se questionne depuis de nombreuses années sur l’impact de la création et de la production de spectacles vivants sur l’environnement. Ces réflexions ont abouti, dès 2021, à la rédaction d’une charte d’éco-responsabilité. Celle-ci est téléchargeable gratuitement pour que tout opérateur culturel puisse s’en saisir.

« Les deux leviers d’action au niveau de la compagnie sont la scénographie et surtout la mobilité. »

Lucie Augeai –

La compagnie Adéquate a travaillé son empreinte environnementale dès 2015 pour sa création Job. Pour cela, les deux chorégraphes ont été vigilants à la provenance géographique des artistes et ils ont pensé les décors et costumes pour qu’ils tiennent dans une valise afin de voyager uniquement en train.

A la suite de cette expérience ils ont décidé de partager leurs pratiques avec d’autres compagnies en rédigeant les étapes de réflexion à avoir pour une production de spectacle plus éco-responsable.

||| En amont de la création il convient de réfléchir à :

  • la provenance des équipes pour les étapes de création et répétitions,
  • les matériaux pour les décors, leur réemploi et leur transport,
  • le choix des lumières,
  • l’alimentation des équipes.

||| Après la création on s’interroge sur :

  • l’alimentation en tournée,
  • l’hébergement,
  • les transports pour la tournée,
  • la communication et le stockage numérique.
Charte en téléchargement
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Axut! | Chiche, on ose le théâtre en basque !

Photo du spectacle Lurrez Estali de la cie Axut
Mis à jour le 08 décembre 2025

Axut! est un collectif d’artistes qui ose le théâtre en basque. Et quand on dit basque c’est bien exclusivement dans cette langue, sans aucune traduction ou passages en français.

Des créations engagées

Des créations engagées

Je travaille dans ma langue et dans ma culture pour que mes enfants aient le droit de vivre, d’imaginer, de rêver et de se fâcher dans leur langue.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Axut! (qui signifie chiche en basque) ose le théâtre contemporain en basque. Toutefois, la compagnie ne se limite pas à défendre la langue basque et l’identité culturelle de ce territoire en l’employant dans ses créations. Le collectif va plus loin en choisissant des thèmes qui résonnent particulièrement pour le territoire bascophone (de chaque côté de la frontière) tel que la paysannerie, les migrations, la quête d’identité… Aussi, en plus de cela, la compagnie est très attentive aux enjeux écologiques qu’elle questionne dans ses spectacles. Elle privilégie également des tournées locales et imagine des scénographies sobres pour réduire son empreinte carbone.

La diffusion de spectacles en basque

La diffusion de spectacles en basque

Produire et diffuser des spectacles exclusivement en langue basque peut sembler un pari fou et un projet économique voué à l’échec. Comprises uniquement par des locuteurs basques, ces créations semblent ne s’adresser qu’à une minorité de personnes et donc être vouées à n’être jouées que dans quelques lieux du Pays basque.

Axut! a contourné cette contrainte en l’intégrant pleinement et en en faisant sa force. Ainsi, leurs pièces sont écrites en lien avec leur territoire d’implantation, les habitants et tout l’écosystème culturel basque. Elles sont ensuite jouées principalement dans le Pays basque mais les représentations sont nombreuses (notamment du fait qu’elles ne sont pas créées uniquement pour des salles de spectacles) et attirent beaucoup de public. On pourrait alors penser qu’une tournée de diffusion sur un si petit territoire a un modèle économique peu viable. Pourtant, Axut! a joué 71 fois la pièce Hondamendia sur une saison ! A titre de comparaison, 52% des compagnies françaises ont moins de 20 dates par saison, selon Lapas, et seulement 15% ont entre 50 et 100 dates.

Carte du Pays basque
Carte des provinces du Pays basque
Des valeurs écologiques

Des valeurs écologiques

On a tendance à ne rien imposer aux autres mais à se l’imposer à nous-même.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Les membres d’Axut! sont très attentifs aux questions environnementales. Ils s’imposent donc des pratiques éco-responsables pour leurs créations :

  • une alimentation en circuit court,
  • des déplacements limités pendant les phases de création, facilités par le fait que toutes les personnes de l’équipe sont proches géographiquement,
  • des scénographies sobres et minimalistes pour qu’elles puissent tenir dans un petit fourgon lors des tournées,
  • des tournées dans un rayon de 250 km environ.

Outre ces mesures prises au sein même de la compagnie, Axut! aborde et questionne les enjeux de la transition écologique dans toutes ses productions théâtrales. L’écologie est ainsi au cœur des sujets abordés dans les créations, à l’image de Lurrez Estali qui parle de paysannerie et dans laquelle les questions autour de la nourriture, de la façon de se nourrir et de produire sont bien entendu traitées.

En savoir plus
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Réemploi des décors et costumes à l’Opéra

salle de l'opéra de Limoges, sièges vides
Mis à jour le 24 avril 2025

L’Opéra de Limoges et l’Opéra National de Bordeaux se sont engagés conjointement dans une réflexion sur la transition écologique de leurs productions.

Afin de nourrir les réflexions sur la transition écologique des maisons d’opéra en France, Limoges et Bordeaux ont décidé de se concentrer sur la question du réemploi des décors et costumes, tandis que d’autres consortiums, tels que le collectif 17h25, poursuivent la réflexion sur la mutualisation d’éléments standard de décors ou encore l’éco-conception.
Les deux opéras néo-aquitains ont sollicité une étude préliminaire pour identifier et assoir des principes communs aux deux maisons sur la maîtrise d’ouvrage circulaire et raisonnée de la production des décors, costumes et accessoires.

« Nous sommes deux maisons sur la ligne de départ (il n’y a que deux opéras en Nouvelle-Aquitaine) mais notre objectif est aussi de faire partager notre approche à d’autres institutions. »

Alain Mercier, directeur général et artistique de l’Opéra de Limoges. –

Nous sommes allés à la rencontre du personnel de l’Opéra de Limoges :

||| Alain Mercier, directeur général et artistique
||| Amandine Petite, menuisière
||| Nelli Vermel, cheffe costumière
||| Laurent Garnier, serrurier
||| Frédéric Peyrot, peintre

Et des deux metteurs en scène du collectif Clarac et Delœuil > le lab pour comprendre comment cette question du réemploi raisonne en eux et peut se déployer dans les créations et productions à venir.

Moderato | Le documentaire

Moderato | Le documentaire


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Une démarche bien engagée

Une démarche bien engagée

Que ce soit pour l’Opéra national de Bordeaux ou l’Opéra de Limoges, la réflexion sur une production plus vertueuse et éco-responsable est antérieure à leur demande d’étude préliminaire. En effet, chacune de leur côté, ces maisons d’opéra ont expérimenté, et continuent de le faire, des techniques pour réduire l’impact écologique de certaines productions.

L’Opéra national de Bordeaux a opté pour une politique « Zéro achat » tandis que l’Opéra de Limoges a testé le concept « Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres ».

Le zéro achat

Le zéro achat

L’Opéra national de Bordeaux (ONB) s’est engagé dans une politique Zéro achat dès janvier 2023 avec Requiem de Mozart. Depuis, deux créations par saison sont produites ainsi.

Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux, n’a pas eu de mal à convaincre Stéphane Braunschweig, scénographe du Requiem de Mozart, qui a répondu avec enthousiasme au défi : penser un décors entièrement à partir de matériaux et éléments existants, et ce de façon totalement invisible pour les spectateurs.
Ainsi, en plus de la réutilisation des stocks de l’ONB, le Requiem est passé par des circuits alternatifs pour se procurer certains éléments scénographiques : friperie solidaire, don en nature par des entreprises du textile ou du bois.

Suite à cette première expérience réussie, l’ONB propose chaque saison deux productions « zéro achat » : une création « grande forme », telle que Requiem ou La Bohème, et une création « petite forme » proposée par l’Académie de l’Opéra.

Si cette démarche d’économie circulaire participe assurément à rendre les productions plus vertueuses sur le plan environnemental, elle ne permet pas d’en réduire le coût.

« Ce que l’on achète pas on va le dépenser en temps. C’est plus compliqué d’arranger un matériau qui a déjà de l’existence mais aussi d’aller à la recherche de partenaires. C’est un investissement sociétal. »

Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux. –
Ateliers décors © Opéra National de Bordeaux
Atelier décors de l’Opéra national de Bordeaux
Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres

Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres

L’Opéra de Limoges a opté pour un autre concept pour réduire l’impact environnemental des productions, celui de la réutilisation d’un même décor pour plusieurs créations.
Aucun décor n’est imposé à un metteur ou scène ou un scénographe ! Dans l’expérimentation menée à Limoges, il est proposé à un créateur de penser plusieurs de ses œuvres à partir d’un seul et même décor, également imaginé par lui. Ainsi, le créateur est amené à se projeter dans ses futures œuvres pour créer un décor qui pourra s’adapter à plusieurs propos artistiques.

En avril 2024, l’Opéra de Limoges a programmé Nous sommes la terre, création scénique d’après La Grande Messe en ut mineur KV 427 (1783) de W. A Mozart, dont le décor était partagé avec le projet Adieu à la Mélancolie, d’après Luo Ying. Ces productions sont toutes deux signées Roland Auzet à la mise en scène.
De même, la compagnie L’Unijambiste a monté Macbeth en 2024 à partir du décor de la même compagnie utilisé en 2015 pour Der Freischütz.

Et la suite ?

Et la suite ?

L’étude préliminaire remise aux deux opéras néo-aquitains appelle à d’autres études complémentaires, notamment sur la faisabilité d’une ressourcerie qui pose la question de l’infrastructure nécessaire, de son emplacement et de son portage.

En Nouvelle-Aquitaine, d’autres projets de ressourcerie sont en cours de montage, notamment celui porté par Ciné Passion 24 dans l’ancienne usine de tabac à Sarlat. Pensée initialement comme une ressourcerie dédiée au cinéma et à l’audiovisuel, des passerelles pourraient peut-être se tisser avec le secteur du spectacle vivant et donc de l’opéra (lire l’article Du tabac au cinéma : une réhabilitation vertueuse).

Cartes d’identités des opéras

Cartes d’identités des opéras

Uniques opéras sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, découvrez les spécificités de ces deux maisons en quelques éléments clés.

© William Windrestin / © Opéra de Limoges / © Opéra National de Bordeaux


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Spectacle vivant

Spectacle vivant | Exemples inspirants

AdobeStock #891780659 par DesignStorez

Pour mieux comprendre les attendus du règlement d’intervention « Spectacle vivant » de la Direction de la Culture et du Patrimoine, il vous est proposé de découvrir quelques porteurs de projets qui s’inscrivent parfaitement dans l’un des trois axes suivants : « transitions », « droits culturels » et « territoire ».

Puisqu’un exemple concret est plus parlant qu’un texte administratif de règlement d’intervention, découvrez 15 opérateurs (compagnies, labels, ensembles musicaux, lieux culturels de proximité), répartis sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine. Pour chacun d’entre eux, c’est les points forts de leur démarche en terme d’engagement dans la transition écologique, de respect des droits culturels ou d’implantation et implication du territoire qui sont mis en avant.

Exemples inspirants
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Spectacle vivant

CCN Ballet Biarritz

Visuel CCN_biarritz
Mis à jour le 12 décembre 2024

Depuis 2018, Le Malandain Ballet Biarritz s’associe à la Fondation Cristina Enea de Donostia/San Sebastián pour proposer un programme chorégraphique de sensibilisation à l’environnement aux collégiens âgés de 12 à 15 ans. Il s’inscrit ainsi dans l’axe « transitions » du règlement d’intervention Spectacle vivant

Dirigé par Thierry Malandain, le CCN Ballet Biarritz développe un projet artistique axé autour de la création chorégraphique néoclassique et de sa diffusion. Il développe également un partenariat fort avec l’Espagne et un soutien à la jeune création chorégraphique.

Pour mieux comprendre les attendus du règlement d’intervention « Spectacle vivant » de la Direction de la Culture et du Patrimoine, il vous est proposé de découvrir quelques porteurs de projets qui s’inscrivent parfaitement dans l’un des trois axes suivants : « transitions », « droits culturels » et « territoire ».

Le projet Planeta Dantzan

Le projet Planeta Dantzan

Le programme innovant Art & Environnement «Planeta Dantzan» fait le pari de s’appuyer sur un Ballet pour s’adresser directement aux émotions et provoquer une prise de conscience des jeunes publics aux enjeux environnementaux.

7 000 enfants ont déjà bénéficié du programme depuis sa création en 2018. Pour la moitié des enfants, il s’agit d’une première rencontre avec la danse. Ce projet a un impact positif sur les enfants et leur famille en lien avec leur rapport à la consommation et avec la nature. C’est également un projet transfrontalier qui permet la rencontre culturelle entre des collégiens français et espagnols autour du ballet et de l’environnement.

Le projet vise à impulser un changement d’habitudes chez les élèves en les incitant à devenir des citoyens conscients de la fragilité des équilibres naturels et de la nécessité de revenir à une économie plus verte et respectueuse des ressources.

Autres exemples inspirants
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Spectacle vivant

Au fil du vent

Visuel de la compagnie Au fil du vent
Mis à jour le 12 décembre 2024

La compagnie Au fil du vent porte un intérêt particulier aux transitions écologiques. Elle s’inscrit dans l’axe « transitions » du règlement d’intervention Spectacle vivant par ses actions autour de l’alimentation, de l’utilisation des énergies et de sa mobilité.

Pour mieux comprendre les attendus du règlement d’intervention « Spectacle vivant » de la Direction de la Culture et du Patrimoine, il vous est proposé de découvrir quelques porteurs de projets qui s’inscrivent parfaitement dans l’un des trois axes suivants : « transitions », « droits culturels » et « territoire ».

La compagnie Au fil du vent développe son travail de création en arts du cirque, de diffusion et de lien avec les personnes en Nouvelle-Aquitaine notamment en Dordogne, son territoire d’implantation.
Créée en 2001 par Johanna Gallard, la compagnie circassienne est spécialisée dans la pratique du fil et a la singularité de compter des poules comédiennes dans son équipe artistique. La compagnie mêle ce médium à une large palette de disciplines comme le clown de théâtre, le théâtre gestuel, la musique.

Au fil du vent s’engage dans la transition écologique par un soin particulier à l’alimentation, aux tournées et à la création de décors.

Energie
Picto énergie
Énergie

La compagnie Au fil du Vent réalise sa scénographie avec des éléments naturels tel que du brou de noix pour teindre les textiles et autres supports. Elle demande un composteur sur les lieux de diffusion où elle se produit et elle est inscrite dans un réseau de mutualisation de matériel.

Elle refuse des dates en salle en période estivale pour éviter de se produire sous climatiseur.

Alimentation
Picto alimentation
Alimentation

La compagnie s’attache à mettre au centre de ses préoccupations le bien-être animal notamment par une alimentation durable, végan et biologique.

Mobilité
Picto mobilité
Mobilité

Johanna Gallard s’attache à travailler sa logique de tournée, son installation sur un territoire et développe un travail en séries en ajustant les prix de cession pour encourager la démarche. Dans sa réflexion elle privilégie aujourd’hui des déplacements dans une dynamique territoriale forte, et principalement régionale, en visant à réduire de façon significative son empreinte carbone.

Autres exemples
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Spectacle vivant

La Fausse Compagnie

Visuel La Fausse Compagnie

La Fausse compagnie porte un intérêt particulier aux transitions écologiques. Elle s’inscrit dans l’axe « transitions » du règlement d’intervention Spectacle vivant par ses actions autour de l’alimentation, de l’utilisation des énergies et de sa mobilité.

Pour mieux comprendre les attendus du règlement d’intervention « Spectacle vivant » de la Direction de la Culture et du Patrimoine, il vous est proposé de découvrir quelques porteurs de projets qui s’inscrivent parfaitement dans l’un des trois axes suivants : « transitions », « droits culturels » et « territoire ».

La compagnie Au fil du vent développe son travail de création en arts du cirque, de diffusion et de lien avec les personnes en Nouvelle-Aquitaine notamment en Dordogne, son territoire d’implantation.
Créée en 2001 par Johanna Gallard, la compagnie circassienne est spécialisée dans la pratique du fil et a la singularité de compter des poules comédiennes dans son équipe artistique. La compagnie mêle ce médium à une large palette de disciplines comme le clown de théâtre, le théâtre gestuel, la musique.

Au fil du vent s’engage dans la transition écologique par un soin particulier à l’alimentation, aux tournées et à la création de décors.

Alimentation
Picto alimentation
Alimentation

La compagnie s’attache à mettre au centre de ses préoccupations le bien-être animal notamment par une alimentation durable, végan et biologique.

Mobilité
Picto mobilité
Mobilité

Johanna Gallard s’attache à travailler sa logique de tournée, son installation sur un territoire et développe un travail en séries en ajustant les prix de cession pour encourager la démarche. Dans sa réflexion elle privilégie aujourd’hui des déplacements dans une dynamique territoriale forte, et principalement régionale, en visant à réduire de façon significative son empreinte carbone.

Energie
Picto énergie
Énergie

La compagnie Au fil du Vent réalise sa scénographie avec des éléments naturels tel que du brou de noix pour teindre les textiles et autres supports. Elle demande un composteur sur les lieux de diffusion où elle se produit et elle est inscrite dans un réseau de mutualisation de matériel.

Elle refuse des dates en salle en période estivale pour éviter de se produire sous climatiseur.

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Les mille Printemps

Cie Les milles Printemps

La compagnie Les milles Printemps porte un intérêt particulier aux transitions écologiques. Elle s’inscrit dans l’axe « transitions » du règlement d’intervention Spectacle vivant par ses actions autour de l’alimentation, de l’utilisation des énergies et de sa mobilité.

Pour mieux comprendre les attendus du règlement d’intervention « Spectacle vivant » de la Direction de la Culture et du Patrimoine, il vous est proposé de découvrir quelques porteurs de projets qui s’inscrivent parfaitement dans l’un des trois axes suivants : « transitions », « droits culturels » et « territoire ».

La compagnie Les milles Printemps développe un travail de création en théâtre de diffusion et de lien avec les personnes au sein de la Commune de Montlieu-La-Garde et de la Communauté de communes de Haute-Saintonge, son territoire d’implantation (territoire à enjeu culturel). Elle organise également depuis 2023 le festival Le Bruit des Printemps.
Elle porte un intérêt particulier aux transitions écologiques, tant dans ses activités de compagnies que dans l’organisation du festival.

Mobilité
Picto mobilité
Mobilité

Johanna Gallard s’attache à travailler sa logique de tournée, son installation sur un territoire et développe un travail en séries en ajustant les prix de cession pour encourager la démarche. Dans sa réflexion elle privilégie aujourd’hui des déplacements dans une dynamique territoriale forte, et principalement régionale, en visant à réduire de façon significative son empreinte carbone.

Energie
Picto énergie
Énergie

La compagnie Au fil du Vent réalise sa scénographie avec des éléments naturels tel que du brou de noix pour teindre les textiles et autres supports. Elle demande un composteur sur les lieux de diffusion où elle se produit et elle est inscrite dans un réseau de mutualisation de matériel.

Elle refuse des dates en salle en période estivale pour éviter de se produire sous climatiseur.

Alimentation
Picto alimentation
Alimentation

La compagnie s’attache à mettre au centre de ses préoccupations le bien-être animal notamment par une alimentation durable, végan et biologique.

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