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Transition écologique
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La transition écologique de la Maison Maria Casarès

Maison Maria Casarès crédit Région Nouvelle-Aquitaine
Mis à jour le 19 août 2026

La Maison Maria Casarès déploie des actions en direction d’une alimentation durable et de la sobriété énergétique.

Le Domaine de la Vergne fut la maison de Maria Casarès (Alloue en Charente) entre 1961 et 1996. Depuis 2006, c’est un lieu qui accueille toute l’année des résidences d’artistes, d’auteurs, des visites, des spectacles, etc.

Interview en 4 questions

La Maison Maria Casarès est un lieu artistique en milieu rural. Quelles sont les actions que vous déployez pour une mobilité plus écoresponsable des publics et des artistes ?

La programmation de notre Festival d’Été a été pensée avec des critères écoresponsables en privilégiant le temps long : une même équipe artistique s’installe pendant trois semaines et assurent les trois spectacles du Festival (minimisant les transports de décor, montages/démontages et déplacements d’équipe).
Ce modèle est également vertueux pour les spectacles qui profitent de 19 représentations d’affilées sur un même site permettant ainsi à l’oeuvre de murir. Il permet aussi au bouche-à-oreille d’opérer et de convaincre un public qui n’aurait pas été près de prime abord à faire le déplacement.
Concernant la mobilité des publics, l’enjeu est plus complexe au vu de l’implantation du site. Nous allons développer dans les années à venir l’accès en vélo avec le label « accueil vélo ».

Par quels indicateurs jugez-vous l’efficacité des actions déployées ?

Une meilleure alimentation pour le public et les équipes, des coûts maitrisés des dépenses liées à l’énergie et aux frais d’essence, le partage au quotidien d’une réflexion autour de ces enjeux avec l’ensemble de l’équipe ainsi que les artistes invités à travailler sur site et à considérer cette maison comme la leur.

Quel aspect parmi la mobilité éco-responsable, une alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie vous semble le plus facile à développer ? Et au contraire, lequel est le plus difficile ?

L’alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie nous apparaissent comme des enjeux avec des leviers de développement possibles.
À la suite des travaux de restauration, nous avons grandement gagné en performance d’isolation des bâtiments de logement (Logis et Dépendance). Ils gardent à présent la chaleur et le frais en fonction de la saison !
Les systèmes de PAC (pompe à chaleur) pour les Dépendances et de poêle à bois pour le Logis permettent de chauffer en moyenne saison avec des coûts raisonnables et prodiguant le confort nécessaire pour les résidents. Cependant, le problème principal dans un tel site est le chauffage l’hiver, notamment dans la salle de création. Il est vain de chauffer un tel site en cette saison. Au vu des défis écologiques ainsi que financiers que nous traversons, il nous faut déployer à cette époque de l’année l’action de La Maison Maria Casarès hors les murs.

La dimension la plus complexe est la mobilité : le Domaine de la Vergne est considéré comme « un havre de paix » propice au travail et à la découverte de spectacles car il est reculé au cœur de la nature, loin des gares et des grands axes routiers ! Nous avons pu acquérir une voiture électrique et privilégions les déplacements avec celle-ci, notamment les navettes vers les gares.
Nous voulons également installer une borne électrique sur le parking pour les visiteurs/spectateurs.

L’alimentation est un sujet central à la Maison Maria Casarès. Est-ce que votre proposition de catering durable est plus onéreux pour une structure comme la vôtre ?

Pour l’alimentation durable, après de nombreuses tentatives au fil de dix ans, nous avons constaté qu’en établissant judicieusement les menus et en étant vigilant aux quantités, il est possible de proposer au public et aux artistes des repas issus de productions locales et/ou de produits biologiques sans assister à une explosion des coûts. Cependant, un tel positionnement nécessite les ressources en interne au niveau du poste de cuisinier car il s’agit d’un travail au long cours ainsi que d’une position de structure impliquant un rapport différent à la gestion de la cuisine.

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Spectacle vivant
Parcours

Immersion dans une formation de théâtre pas comme les autres

ESTU © William Windrestin
Mis à jour le 19 août 2026

De leur arrivée à Limoges à l’aboutissement d’une année de prépa intensive, suivez le parcours de 10 jeunes venus des 4 coins du monde dans la série La Traversée, un parcours ultramarin.
A travers 4 épisodes, découvrez leur rapport au théâtre (une véritable découverte pour certain·e·s), vivez des répétitions comme si vous y étiez, ressentez le dépaysement et le manque du pays, et partagez l’attente et l’issue des résultats des nombreux concours à passer pour intégrer une école supérieure d’art dramatique en France !

La série La Traversée, un parcours ultramarin

Mouvement 1 | À l’autre bout du monde

Mouvement 1 | À l’autre bout du monde

Mouvement 2 | Immersion

Mouvement 2 | Immersion

Mouvement 3 | Le manque

Mouvement 3 | Le manque

Mouvement 4 | Révélations

Mouvement 4 | Révélations

Une prépa unique en France

Une prépa unique en France

La CPI (classe préparatoire intégrée) de l’École supérieure de théâtre de l’Union de Limoges (ESTU) est la seule classe préparatoire en France dédiée aux Outre-mer. Partant du constat que les comédiens et comédiennes issues des Outre-mer sont sous représenté·e·s dans les écoles supérieures d’art dramatique, l’ESTU – en collaboration avec les partenaires ultramarins et hexagonaux – décide de créer une classe préparatoire qui favorise la réussite des jeunes ultramarin·e·s aux concours à ces écoles. Depuis 2018, elle a lieu tous les deux ans, dans la petite ville de Saint-Priest-Taurion, près de Limoges.
Les élèves sont sélectionnés dans plusieurs zones géographiques : zone Antilles et Guyane, zone océan indien et zone pacifique. Ils sont ensuite entièrement pris en charge pour suivre une année de préparation intensive aux concours. Tout en se formant, ils passent entre 8 et 12 concours partout en France.

Montage ESTU © photos : William Windrestin / illustration graphique : Laurence Navarro-Hantz
Photos des élèves © William Windrestin // Photo de l’école © Théâtre de l’Union // Illustration graphique : Laurence Navarro-Hantz
Les concours d’entrée

Les concours d’entrée aux écoles supérieures d’art dramatique

Il existe 12 écoles supérieures d’art dramatique en France, réparties sur l’ensemble du territoire hexagonal. Seule la réussite au concours d’entrée permet de les intégrer. Ces concours se déroulent en deux ou trois tours éliminatoires. Chaque concours demande une préparation particulière : certains imposent des scènes de textes imposés, d’autres des scènes de textes libres ou encore des « parcours libres » (prestations créées par le candidat·e pour montrer l’étendue de ses capacités ou aborder des thèmes plus personnels).

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Le Méta UP | Un lieu éco-responsable

Le Méta UP
Mis à jour le 19 août 2026

Le MétaUP est un équipement culturel récent. L’ensemble du projet a été pensé en tenant compte des questions environnementales, sous tous les aspects.

L’implantation du MétaUP CDN (Poitiers dans la Vienne) sur le campus universitaire s’inscrit dans le principe du réemploi et du semi-construire. Le CDN a fait l’acquisition de 3 bâtiments existants, ayant déjà servi à d’autres projets culturels et qui sont des structures démontables, reconfigurables, évolutives et écoresponsables.

Un lieu éco-responsable

Interview en 3 questions

Le MétaUp est un équipement récent, comment avez-vous pris en compte les questions environnementales dans la phase de conception du bâtiment ?

Dès le départ puisque les deux bâtiments qui constituent aujourd’hui le Métaup (le chalet de bois et la structure CTS) étaient préexistants au projet d’’implantation.
Nous avons alors réfléchi sa conception et son aménagement selon le principe du Upcycling ou réemploi. Nous avons alors pu limiter les dépenses énergétiques liées à la construction et réduire les nuisances sur l’environnement (nuisances sonores, peu de déchets, constructions sèches et très peu d’utilisation d’eau…).
Nous nous sommes également intégrés à la filière vertueuse produite par l’université en matière de chauffage et de production d’eau chaude en nous rattachant au réseau biomasse.

Depuis son ouverture au public, quelles sont les mesures prises pour limiter l’empreinte carbone du lieu ?

Pour réduire nos consommations énergétiques et notre empreinte carbone :

||| nous avons installé une cuve de récupération d’eau de pluie pour alimenter les sanitaires ;
||| nous avons limité la puissance électrique du bâtiment en favorisant l’utilisation de projecteurs à leds ;
||| nous avons mis à disposition du public une plateforme gratuite de covoiturage les soirs
de spectacles ;
||| nous favorisons également le recours au circuit court concernant la restauration sur site ;
||| et nous privilégions enfin la seconde main pour le mobilier.

Au-delà de la gestion éco-responsable du lieu, est-ce que le Méta Up a vocation à accueillir des créations qui traitent de questions environnementales ?

Pas uniquement. Mais il est vrai que le Centre Dramatique National est sensible aux questions environnementales portées par les artistes et notamment quand ils s’adressent à la jeunesse.
La prochaine édition du Festival Petits et Grands, qui aura lieu du 24 au 30 mai 2027, abordera très directement ce sujet avec le thème de l’éco-responsabilité dans le spectacle vivant.

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Numérique culturel
Projet soutenu / PopNum

Le Faiseur d’ombres | projet soutenu

Le Faiseur d'ombres © Matthieu LEONARD
Mis à jour le 27 novembre 2025

Avec Le Faiseur d’ombres, la Cie Ribambelle s’empare de l’archétype de l’ogre (un ogre de lumière) pour livrer un conte merveilleux qui fait réfléchir. Les marionnettes rétro-éclairées, alliage de construction traditionnelle et de nouvelles technologies, surprennent petits et grands par leur langage visuel et enchanteur.

« C’est l’histoire d’une jeune fille qui a peur du noir, d’un gardien de phare qui dévore la lumière, d’un monde caché de créatures luminescentes. »

Compagnie Ribambelle –

Le Faiseur d’ombres est une fable écologique et poétique, pensée pour la scène comme un terrain d’exploration sensible entre théâtre, marionnettes, lumière, musique et technologies numériques.

L’histoire suit Lou, une jeune fille transformée en luciole, plongée dans un monde gouverné par la peur du Faiseur d’ombres, un gardien de phare devenu ogre de lumière. A travers son périple et sa rencontre avec Lumignon, un des derniers représentants du peuple des Lumières, Lou découvre comment des actes, même légitimes, peuvent dérégler et même anéantir l’équilibre d’un écosystème.

Cette création puise à la fois dans l’imaginaire du conte et dans une réflexion contemporaine sur notre rapport aux ressources, à la technique et à la matière. Elle incarne un théâtre augmenté, dans lequel les technologies numériques n’effacent pas les savoir-faire traditionnels, mais les prolongent, les traduisent ou les révèlent.

Production Compagnie Ribambelle.
Coproduction OARA.

Dates à venir

||| 2 décembre 2025 : 10H00 et 14H30
Centre culturel Paul Mauvezin à Fumel (47)

||| 5 décembre 2025 : 10H00 et 19H30
Espace polyvalent à Ciboure (64)

||| 10 décembre 2025 à 15h00 et le 11 décembre 2025 à 10H00 et 14H30
​Espace James Chambaud à Lons (64)

||| 5 février 2026 à 14H00 et le 6 février 2026 à 20h00
Théâtre du Château à Barbezieux (16)

Dispositif Cultures Connectées
Dispositif Cultures Connectées, Lauréat de l’appel à projets 2024

Avec Le Faiseur d’ombres, la Cie Ribambelle s’empare de la figure de l’Ogre (ici un ogre de lumière) pour livrer un conte merveilleux intégrant des marionnettes rétro-éclairées évoluant autour d’un décor interactif, le tout conçu entre construction traditionnelle et nouvelles technologies, et qui surprennent petits et grands par leur langage visuel et enchanteur.

Répondant ainsi aux objectifs du programme Cultures Connectées, le projet a bénéficié du soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et fait partie des lauréats 2024.

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L’intime rapport à la danse

© Pic la poule
Mis à jour le 21 novembre 2025

La compagnie Pic la Poule questionne l’intime rapport à la danse de chacun dans un projet de territoire sur le quartier de Beaulieu à Poitiers.

Pic la Poule est une compagnie de danse contemporaine, installée depuis de nombreuses années à Poitiers. La directrice artistique, Barbara Blanchet, s’intéresse particulièrement à la pratique amateur et à la relation entre le mouvement et l’espace, tout comme à la relation intime que chacun entretient avec la danse.

Le récit de l’intime rapport à la danse de chacun

Le récit de l’intime rapport à la danse de chacun

Pour le projet de territoire dans le quartier de Beaulieu, Barbara Blanchet travaille sur le temps long. Ainsi, elle a structuré ce projet en 3 volets s’échelonnant de début 2023 à fin 2025. L’objectif de ce travail est multiple : valoriser ce quartier dans sa dimension architecturale et humaine et parler de danse, de la pratique mais également des liens que chacun entretient avec cet art. Pour ce faire, la compagnie a décidé de mêler deux esthétiques : la danse et la photographie.

Après deux années d’interventions dans le quartier auprès des adultes et des enfants (vous pouvez en lire le détail plus bas), la compagnie Pic la Poule a finalement décidé de parler de danse, non pas par les corps en mouvement, mais par une approche plus intimiste, à savoir le recueil de témoignages d’habitants du quartier sur leur rapport à cet art.

Un projet en 3 volets

Un projet en 3 volets

Paysage(s) Intérieur(s)

Début 2023, Pic la Poule débute la démarche avec le projet Paysage(s) Intérieur(s) dans le but de poser un regard sensible sur les espaces du quartier. Plusieurs actions ont été menées sur l’année avec le souhait de rencontrer des habitants du quartier et de les rendre acteurs de ce projet artistique.
La première étape fût une déambulation dansée permettant de mettre en lumière différents espaces du quartier tels que la place de Templiers, les allées Marigny ou l’ensemble de la Grand Goule.
Parallèlement à cela, Barbara Blanchet et Vincent Curdy, le photographe, ont invité les habitants à se faire tirer le portrait. Enfin, Vincent Curdy a réalisé une vingtaine de photographies d’architecture et espaces naturels du quartier.

Fleur
Remise en question

Même si ce premier volet a touché un public de 300 personnes (tous évènements confondus), la compagnie estime ne pas avoir réussi son pari initial à 100%, à savoir impliquer réellement les habitants. A titre d’exemple, la déambulation dansée a réunie plusieurs personnes certes mais peu de danseurs étaient réellement des habitants du quartier.
Forte de ce constat, elle a redoublé d’inventivité pour palier à ce manque en instaurant une relation de confiance avec les personnes du quartier. Pour établir cette relation, Barbara a fait le choix de travailler avec les enfants de l’école primaire, moyen de toucher également leurs parents.

Faire corp(s)

Pour la deuxième année du projet de territoire, Barbara Blanchet a souhaité travailler avec les enfants du quartier pour leur donner envie de regarder autrement leurs lieux de vie quotidiens. Elle a alors monter un projet d’éducation artistique et culturelle avec l’école élémentaire Bouloux qui a amené les élèves à :

||| Pratiquer la danse dans et hors le murs,
||| Assister à un spectacle de danse professionnel,
||| Questionner l’architecture de leur quartier au regard de bâtiments du monde entier.

Un autre visible

Pour le dernier volet du projet, Pic la poule était déjà identifiée dans le quartier, puisque Barbara y intervenait depuis déjà deux ans. Cette présence sur le long terme lui a permis de créer des liens de confiance et donc d’approcher et intéresser des habitants du quartier qui, jusque-là, restaient un public difficile à atteindre.
Aussi, Barbara Blanchet a voulu revenir à la danse, non pas par les corps en mouvement, comme dans les précédents volets, mais par une approche plus intimiste. Elle souhaitait interroger ce que la danse signifie pour les gens de ce quartier. Pour cela, elle a de nouveau travaillé avec Vincent Curdy (photographe). La compagnie a établi un questionnaire qui permettait d’interroger les personnes sur ce que la danse représente pour eux : est-ce qu’ils se font beaux pour aller danser ? Est-ce qu’un objet en particulier les relient à la danse ? Etc.

Les témoignages des habitants volontaires ont été enregistrés et Vincent Curdy a réalisé une série de photographies de détails, objets en lien avec les paroles déposées.

La restitution de ce projet est prévu à l’automne 2025, au « Préau » (lieu central de Beaulieu), sous la forme d’une exposition photographique et sonore.

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Arts plastiques et visuels
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En coulisses | Voyage sonore au cœur de la MÉCA

En coulisses
Mis à jour le 28 août 2025

Découvrez la MÉCA autrement, à travers une série de cinq podcasts sur les coulisses de ce lieu emblématique de la culture en Nouvelle-Aquitaine.

À l’occasion des cinq ans de l’ouverture de la MÉCA, la Région Nouvelle-Aquitaine a passé une commande artistique à Unendliche Studio pour la création de En coulisses | Voyage sonore au cœur de la MÉCA. Une série de podcasts en cinq épisodes, conçue comme une exploration sensible et immersive des coulisses de ce lieu culturel dédié à l’accompagnement des filières du spectacle vivant, du livre et du cinéma ainsi qu’à la diffusion de l’art contemporain.

Portée par la voix grave et habitée de Pascal Bouaziz, auteur et musicien, cette création sonore tisse un récit intime et poétique de la MÉCA, de celles et ceux qui l’animent, des gestes, des idées, des présences qui la traversent.

« En coulisses » est une création artistique sonore d’Eddie Ladoire, qui invite à une immersion à la fois singulière et collective, pour célébrer six ans de création, de rencontres et de territoires.

Épisode 1

Épisode 1 | Pile en plein cœur

À la MÉCA, tout commence au centre : une architecture qui ouvre, relie et rayonne sur toute la Nouvelle-Aquitaine. Découvrez comment ce bâtiment devenu emblème est pensé pour soutenir la culture sous toutes ses formes.

Épisode 2

Épisode 2 | Le secret c’est le vide

À la MÉCA, ce qui frappe, c’est l’espace : un vide vivant, propice à la création. Comment l’architecture sublime ce vide ? Comment le vide créait-il la circulation ? Réponses dans l’épisode 2.

Épisode 3

Épisode 3 | ça bosse !

Dans les coulisses de la MÉCA, artistes, technicien·ne·s, chargé·e·s de mission, de production, régisseur·euse·s, médiateur·trices, s’activent. Dans la ruche ça bosse, ça turbine, et il faut au moins ça pour soutenir, accompagner et diffuser la création, de Bayonne jusqu’à Guéret, à travers les 84100 km2 de notre grande région !

Épisode 4

Épisode 4 | pour tout le monde

La MÉCA, ambassade culturelle des territoires… et des publics : ouvrir la culture à toutes et tous et faire culture avec toutes et tous, c’est son ADN. Découvrir, rencontrer, connaitre et pratiquer : embarquez dans notre mission culturelle.

Épisode 5

Épisode 5 | Hors les murs

Depuis la MÉCA vers les territoires. Ici, on conçoit, on créé, on accueille. Partout, on rencontre, on diffuse, on collabore. Découvrez comment depuis la MÉCA, la culture irrigue toute la Nouvelle-Aquitaine

Journées Européennes du Patrimoine 2025

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les 20 et 21 septembre 2025, des séances d’écoute collective sont programmées : l’occasion de faire l’expérience sonore des coulisses de la Méca confortablement installé au MÉCAstudio.

Les résidents
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Compagnie Adéquate | Tout est dans le nom

Visuel Cie Adéquate

La compagnie Adéquate, co-fondée par Lucie Augeai et David Gernez, ne peut pas mieux porter son nom. Tous les projets de la compagnie sont réfléchis en adéquation avec leurs valeurs : le lien aux autres et des pratiques écologiquement vertueuses.

Partie 1 | Le lien aux autres

Partie 1 | Le lien aux autres

Implantée à Migné-Auxances, près de Poitiers, la compagnie Adéquate crée des spectacles de danse contemporaine depuis presque 15 ans. La danse est le moyen d’expression premier de la compagnie pour questionner le rapport aux autres, thème fondateur de ses créations. Toutefois, la compagnie  a décidé d’aller encore plus loin dans ce questionnement. Depuis 5 ans, elle porte le festival « Etonnant mouvement », véritable projet de territoire qui embarque toute la population.

Un festival pensé pour Migné-Auxances

« Etonnant mouvement » (3 jours en juillet de cirque et danse contemporaine) est un festival pensé pour s’inscrire dans la ville de Migné-Auxances en impliquant le plus de monde possible. En effet, la compagnie Adéquate travaille avec la municipalité mais également avec des adolescents de la commune et des habitants bénévoles. Elle veille à ce que l’investissement de chacun ait du sens pour la personne qui donne de son temps. Aussi, les adolescents sont impliqués dans toutes les facettes de l’organisation pour leur faire découvrir différents métiers du spectacle vivant. Les artistes accueillis sur le festival sont logés chez des habitants volontaires. La sélection des duos artistes/habitants est particulièrement soignée pour créer des échanges qui dépasseront le simple accueil hôtelier : un artiste musicien sera hébergé chez un musicien amateur par exemple.

Toujours dans la volonté de faire partager la culture au plus grand nombre, la compagnie Adéquate est attentive aux formats et aux horaires des spectacles proposés pendant le festival. Ainsi, pour inclure le public de l’EHPAD, elle prend en compte les heures de prise de repas ou de repos. Pour que les jeunes parents puissent assister aux représentations, elle sélectionne des spectacles courts, adaptés à tous les publics.

Le choix des lieux dans la ville pour le festival n’est pas anodin. La compagnie souhaite valoriser le patrimoine bâti et naturel de Migné-Auxances et propose ainsi des représentations dans l’église, le parc mais aussi dans des lieux plus confidentiels tel que le monastère du Carmel, communauté de religieuses.

L’objectif de la compagnie semble atteint avec ce festival qui, pour l’édition 2025, a attiré plus de 1600 spectateurs, 30 bénévoles et 20 artistes.

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

La compagnie Adéquate se questionne depuis de nombreuses années sur l’impact de la création et de la production de spectacles vivants sur l’environnement. Ces réflexions ont abouti, dès 2021, à la rédaction d’une charte d’éco-responsabilité. Celle-ci est téléchargeable gratuitement pour que tout opérateur culturel puisse s’en saisir.

« Les deux leviers d’action au niveau de la compagnie sont la scénographie et surtout la mobilité. »

Lucie Augeai –

La compagnie Adéquate a travaillé son empreinte environnementale dès 2015 pour sa création Job. Pour cela, les deux chorégraphes ont été vigilants à la provenance géographique des artistes et ils ont pensé les décors et costumes pour qu’ils tiennent dans une valise afin de voyager uniquement en train.

A la suite de cette expérience ils ont décidé de partager leurs pratiques avec d’autres compagnies en rédigeant les étapes de réflexion à avoir pour une production de spectacle plus éco-responsable.

||| En amont de la création il convient de réfléchir à :

  • la provenance des équipes pour les étapes de création et répétitions,
  • les matériaux pour les décors, leur réemploi et leur transport,
  • le choix des lumières,
  • l’alimentation des équipes.

||| Après la création on s’interroge sur :

  • l’alimentation en tournée,
  • l’hébergement,
  • les transports pour la tournée,
  • la communication et le stockage numérique.
Charte en téléchargement
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Axut! | Chiche, on ose le théâtre en basque !

Photo du spectacle Lurrez Estali de la cie Axut
Mis à jour le 08 décembre 2025

Axut! est un collectif d’artistes qui ose le théâtre en basque. Et quand on dit basque c’est bien exclusivement dans cette langue, sans aucune traduction ou passages en français.

Des créations engagées

Des créations engagées

Je travaille dans ma langue et dans ma culture pour que mes enfants aient le droit de vivre, d’imaginer, de rêver et de se fâcher dans leur langue.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Axut! (qui signifie chiche en basque) ose le théâtre contemporain en basque. Toutefois, la compagnie ne se limite pas à défendre la langue basque et l’identité culturelle de ce territoire en l’employant dans ses créations. Le collectif va plus loin en choisissant des thèmes qui résonnent particulièrement pour le territoire bascophone (de chaque côté de la frontière) tel que la paysannerie, les migrations, la quête d’identité… Aussi, en plus de cela, la compagnie est très attentive aux enjeux écologiques qu’elle questionne dans ses spectacles. Elle privilégie également des tournées locales et imagine des scénographies sobres pour réduire son empreinte carbone.

La diffusion de spectacles en basque

La diffusion de spectacles en basque

Produire et diffuser des spectacles exclusivement en langue basque peut sembler un pari fou et un projet économique voué à l’échec. Comprises uniquement par des locuteurs basques, ces créations semblent ne s’adresser qu’à une minorité de personnes et donc être vouées à n’être jouées que dans quelques lieux du Pays basque.

Axut! a contourné cette contrainte en l’intégrant pleinement et en en faisant sa force. Ainsi, leurs pièces sont écrites en lien avec leur territoire d’implantation, les habitants et tout l’écosystème culturel basque. Elles sont ensuite jouées principalement dans le Pays basque mais les représentations sont nombreuses (notamment du fait qu’elles ne sont pas créées uniquement pour des salles de spectacles) et attirent beaucoup de public. On pourrait alors penser qu’une tournée de diffusion sur un si petit territoire a un modèle économique peu viable. Pourtant, Axut! a joué 71 fois la pièce Hondamendia sur une saison ! A titre de comparaison, 52% des compagnies françaises ont moins de 20 dates par saison, selon Lapas, et seulement 15% ont entre 50 et 100 dates.

Carte du Pays basque
Carte des provinces du Pays basque
Des valeurs écologiques

Des valeurs écologiques

On a tendance à ne rien imposer aux autres mais à se l’imposer à nous-même.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Les membres d’Axut! sont très attentifs aux questions environnementales. Ils s’imposent donc des pratiques éco-responsables pour leurs créations :

  • une alimentation en circuit court,
  • des déplacements limités pendant les phases de création, facilités par le fait que toutes les personnes de l’équipe sont proches géographiquement,
  • des scénographies sobres et minimalistes pour qu’elles puissent tenir dans un petit fourgon lors des tournées,
  • des tournées dans un rayon de 250 km environ.

Outre ces mesures prises au sein même de la compagnie, Axut! aborde et questionne les enjeux de la transition écologique dans toutes ses productions théâtrales. L’écologie est ainsi au cœur des sujets abordés dans les créations, à l’image de Lurrez Estali qui parle de paysannerie et dans laquelle les questions autour de la nourriture, de la façon de se nourrir et de produire sont bien entendu traitées.

En savoir plus
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Pluridisciplinaire
Actualité

8 mars | La Région s’engage pour l’égalité femme-homme !

8 mars Egalité femme-homme

En ce 8 mars 2025, journée internationale des droits des femmes, la Région réaffirme ses engagements pour l’égalité femme-homme dans tous les secteurs, milieu culturel compris.

L’égalité entre les femmes et les hommes fait référence à un principe fondamental selon lequel toutes les personnes, indépendamment de leur sexe, doivent avoir les mêmes droits, opportunités et accès aux ressources.

L’égalité femme-homme ne se limite pas à l’absence de discrimination explicite, mais inclut aussi des efforts pour corriger les inégalités structurelles et systémiques qui existent dans de nombreux domaines tels que l’égalité salariale, l’accès à l’éducation et à la formation, la lutte contre les violences sexistes, la représentation dans les sphères de pouvoir…

Les actions dans la Culture

Les actions dans la Culture

Le secteur culturel est tout autant concerné que les autres et se doit de se saisir de ces enjeux et de s’engager activement pour une égalité réelle.

La Région Nouvelle-Aquitaine inscrit l’égalité comme un grand principe soutenu dans toutes ses politiques publiques. Ainsi, la Direction de la Culture et du Patrimoine intègre des mesures de rattrapage et d’incitation qui tendent vers cette égalité dans ses aides financières.

Les bonus financiers

C’est le cas du règlement d’intervention du Spectacle vivant qui propose un bonus financier pour les structures culturelles dirigées par des femmes.
Le bilan des 4 années de déploiement de ce règlement d’intervention montre de façon significative que les mesures de rattrapage « comprendre – sensibiliser – agir » sont efficaces et qu’elles doivent être poursuivies. Parmi l’ensemble des projets financés par le service spectacle vivant, ceux des femmes artistes représentent 44% des projets accompagnés.
De plus, le nombre de directrices de compagnies accompagnées a fortement augmenté, dépassant le nombre de projets portés par des hommes. Ceci prouve l’intérêt des mesures de rattrapages qui sont un des outils qui permettent aux femmes de qualifier leurs projets.

L’égalité dans les recrutements

Enfin, les processus de recrutement paritaires ont permis à des femmes d’être mieux représentées dans les recrutements des grands labels de l’Etat. L’année 2024 a vu le recrutement de directrices pour deux des trois Frac de Nouvelle-Aquitaine : Frac Poitou-Charentes et Frac MÉCA.

L’égalité femme-homme dans le spectacle vivant

Ces engagements politiques sont portés également par les agences culturelles régionales et les réseaux.

L’A, agence culturelle Nouvelle-Aquitaine poursuit son observation sur les questions de diversité et d’inclusivité depuis plusieurs années. Dans ce cadre, elle a réalisé un article sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les violences sexistes et sexuelles dans le secteur culturel.

Les femmes représentent 63 % des étudiant·e·s sur les bancs des écoles de l’Enseignement Supérieur Culture sur l’année scolaire 2021-2022, elles ne représentent que 45 % des personnes en emploi dans les professions culturelles.

Extrait de l’étude « L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les VHSS » de l’A, agence culturelle Nouvelle-Aquitaine –
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les VHSS
Un plan d’action régional

Un plan d’action régional

La Région Nouvelle-Aquitaine est signataire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Elle met en œuvre des actions concrètes au travers de son plan d’actions « Réaliser l’égalité 2018-2025 ».

Quatre discriminations prioritaires, mais non exhaustives, ont été ciblées dans ce plan d’action :

  • le genre,
  • l’orientation sexuelle,
  • l’origine
  • et le handicap.

Autour de ces priorités, le plan d’action est organisé en 3 axes :

  • faire de l’institution régionale une collectivité exemplaire,
  • travailler en partenariat avec les acteurs du territoire pour répondre au mieux aux besoins de la population,
  • renforcer la prise en compte des enjeux d’égalité dans les politiques régionales.
Réaliser l’égalité : plan d’action régional
Egalité et éco-socio-conditionnalités

L’égalité femme-homme dans la charte Néo Terra

L’obligation d’égalité professionnelle femme-homme est inscrite dans les critères d’attribution des aides Néo Terra de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, cet enjeu est au cœur des éco-socio-conditionnalités Néo Terra. Les modalités d’applications diffèrent selon la taille et la nature de la structure soutenue :

  • pour toutes les structures : obligation d’assurer l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de valeur égale ;
  • pour les entreprises et associations de plus de 50 salariés : calculer et publier chaque année l’Index de l’égalité professionnelle, mettre en place des mesures correctives si le score est inférieur à 75/100 et négocier annuellement sur l’égalité professionnelle ;
  • pour les entreprises et associations de plus de 250 salariés : désigner un référent égalité professionnelle ;
  • pour les entreprises et association de plus de 1000 salariés :  publier les écarts de représentation entre femmes et hommes parmi les cadres dirigeants et instances dirigeantes, atteindre des quotas de femmes (30% en 2027, 40% en 2030) parmi les cadres dirigeants et instances dirigeantes ;
  • pour les collectivités publiques : élaborer et mettre en œuvre un plan d’action égalité professionnelle, mettre en place un dispositif de signalement des violences sexuelles et sexistes et respecter des quotas dans les nominations aux emplois de direction ;
  • pour les collectivités territoriales de plus de 20 000 habitants : présenter un rapport annuel sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes.
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Réemploi des décors et costumes à l’Opéra

salle de l'opéra de Limoges, sièges vides
Mis à jour le 24 avril 2025

L’Opéra de Limoges et l’Opéra National de Bordeaux se sont engagés conjointement dans une réflexion sur la transition écologique de leurs productions.

Afin de nourrir les réflexions sur la transition écologique des maisons d’opéra en France, Limoges et Bordeaux ont décidé de se concentrer sur la question du réemploi des décors et costumes, tandis que d’autres consortiums, tels que le collectif 17h25, poursuivent la réflexion sur la mutualisation d’éléments standard de décors ou encore l’éco-conception.
Les deux opéras néo-aquitains ont sollicité une étude préliminaire pour identifier et assoir des principes communs aux deux maisons sur la maîtrise d’ouvrage circulaire et raisonnée de la production des décors, costumes et accessoires.

« Nous sommes deux maisons sur la ligne de départ (il n’y a que deux opéras en Nouvelle-Aquitaine) mais notre objectif est aussi de faire partager notre approche à d’autres institutions. »

Alain Mercier, directeur général et artistique de l’Opéra de Limoges. –

Nous sommes allés à la rencontre du personnel de l’Opéra de Limoges :

||| Alain Mercier, directeur général et artistique
||| Amandine Petite, menuisière
||| Nelli Vermel, cheffe costumière
||| Laurent Garnier, serrurier
||| Frédéric Peyrot, peintre

Et des deux metteurs en scène du collectif Clarac et Delœuil > le lab pour comprendre comment cette question du réemploi raisonne en eux et peut se déployer dans les créations et productions à venir.

Moderato | Le documentaire

Moderato | Le documentaire


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Une démarche bien engagée

Une démarche bien engagée

Que ce soit pour l’Opéra national de Bordeaux ou l’Opéra de Limoges, la réflexion sur une production plus vertueuse et éco-responsable est antérieure à leur demande d’étude préliminaire. En effet, chacune de leur côté, ces maisons d’opéra ont expérimenté, et continuent de le faire, des techniques pour réduire l’impact écologique de certaines productions.

L’Opéra national de Bordeaux a opté pour une politique « Zéro achat » tandis que l’Opéra de Limoges a testé le concept « Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres ».

Le zéro achat

Le zéro achat

L’Opéra national de Bordeaux (ONB) s’est engagé dans une politique Zéro achat dès janvier 2023 avec Requiem de Mozart. Depuis, deux créations par saison sont produites ainsi.

Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux, n’a pas eu de mal à convaincre Stéphane Braunschweig, scénographe du Requiem de Mozart, qui a répondu avec enthousiasme au défi : penser un décors entièrement à partir de matériaux et éléments existants, et ce de façon totalement invisible pour les spectateurs.
Ainsi, en plus de la réutilisation des stocks de l’ONB, le Requiem est passé par des circuits alternatifs pour se procurer certains éléments scénographiques : friperie solidaire, don en nature par des entreprises du textile ou du bois.

Suite à cette première expérience réussie, l’ONB propose chaque saison deux productions « zéro achat » : une création « grande forme », telle que Requiem ou La Bohème, et une création « petite forme » proposée par l’Académie de l’Opéra.

Si cette démarche d’économie circulaire participe assurément à rendre les productions plus vertueuses sur le plan environnemental, elle ne permet pas d’en réduire le coût.

« Ce que l’on achète pas on va le dépenser en temps. C’est plus compliqué d’arranger un matériau qui a déjà de l’existence mais aussi d’aller à la recherche de partenaires. C’est un investissement sociétal. »

Emmanuel Hondré, directeur général de l’Opéra national de Bordeaux. –
Ateliers décors © Opéra National de Bordeaux
Atelier décors de l’Opéra national de Bordeaux
Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres

Un créateur, un seul décor, plusieurs œuvres

L’Opéra de Limoges a opté pour un autre concept pour réduire l’impact environnemental des productions, celui de la réutilisation d’un même décor pour plusieurs créations.
Aucun décor n’est imposé à un metteur ou scène ou un scénographe ! Dans l’expérimentation menée à Limoges, il est proposé à un créateur de penser plusieurs de ses œuvres à partir d’un seul et même décor, également imaginé par lui. Ainsi, le créateur est amené à se projeter dans ses futures œuvres pour créer un décor qui pourra s’adapter à plusieurs propos artistiques.

En avril 2024, l’Opéra de Limoges a programmé Nous sommes la terre, création scénique d’après La Grande Messe en ut mineur KV 427 (1783) de W. A Mozart, dont le décor était partagé avec le projet Adieu à la Mélancolie, d’après Luo Ying. Ces productions sont toutes deux signées Roland Auzet à la mise en scène.
De même, la compagnie L’Unijambiste a monté Macbeth en 2024 à partir du décor de la même compagnie utilisé en 2015 pour Der Freischütz.

Et la suite ?

Et la suite ?

L’étude préliminaire remise aux deux opéras néo-aquitains appelle à d’autres études complémentaires, notamment sur la faisabilité d’une ressourcerie qui pose la question de l’infrastructure nécessaire, de son emplacement et de son portage.

En Nouvelle-Aquitaine, d’autres projets de ressourcerie sont en cours de montage, notamment celui porté par Ciné Passion 24 dans l’ancienne usine de tabac à Sarlat. Pensée initialement comme une ressourcerie dédiée au cinéma et à l’audiovisuel, des passerelles pourraient peut-être se tisser avec le secteur du spectacle vivant et donc de l’opéra (lire l’article Du tabac au cinéma : une réhabilitation vertueuse).

Cartes d’identités des opéras

Cartes d’identités des opéras

Uniques opéras sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine, découvrez les spécificités de ces deux maisons en quelques éléments clés.

© William Windrestin / © Opéra de Limoges / © Opéra National de Bordeaux


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