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L’univers poétique d’un créateur saintongeais | Le Jardin de Gabriel

Couverture Le Jardin de Gabriel, l'univers poétique d'un créateur saintongeais (2026 Région Nouvelle-Aquitaine)
Mis à jour le 06 août 2026

Découvrez la publication « Le Jardin de Gabriel, l’univers poétique d’un créateur saintongeais » une réédition augmentée de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la Région Nouvelle-Aquitaine.

Pour Gabriel Albert (1904-2000), menuisier de la commune rurale saintongeaise de Nantillé, la retraite est l’occasion de libérer son instinct créateur, réprimé depuis l’adolescence. « Il s’est mis dans l’idée de faire ses statues», résume en 1991 son épouse Anita. De fait, une fois libéré des contraintes d’un travail alimentaire, cet homme dépourvu de toute formation artistique s’est entièrement consacré, pendant une vingtaine d’années, à la création d’une œuvre singulière.

Yann Ourry ; Clément Descubes (photogr.), Gilles Beauvarlet (photogr.), Raphaël Jean (photogr.), Christian Rome (photogr.). « Le Jardin de Gabriel, l’univers poétique d’un créateur saintongeais ». – La Crèche : Geste Editions ; Réédition augmentée; Région Nouvelle-Aquitiane. Inventaire général du patrimoine culturel, 2026 – 1 vol. (159 p.) : ill. en noir et en couleur, jaquette ill. en couleur ; 30 cm. (Images du patrimoine).

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A la découverte du peintre suédois Rudolf Gowenius | Carnet du patrimoine

Vue de la Crucifixion. (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - , (c) Communauté d'Agglomération de Poitiers - Photographe : Beauvarlet Gilles
Mis à jour le 06 août 2026

Le peintre et décorateur suédois Rudolf Gowenius (1896-1960) a réalisé dans les années 1930 plusieurs peintures murales dans la Vienne. Ces œuvres révèlent l’influence artistique qu’il a reçue à Paris auprès des peintres cubistes André Lhote et Fernand Léger. Elles résultent d’une commande de Maurice Gilbert, riche négociant en café, pour son hôtel particulier à Poitiers et pour sa maison de campagne à Mignaloux-Beauvoir.

Qui est Rudolf Gowenius ?

Rudolf Gowenius est né en 1896 à Öjebyn, dans le nord de la Suède. Après une initiation artistique auprès des peintres Caleb Althin et Carl Wilhelmson, il devient élève à l’école des Beaux-Arts de Stockholm de 1919 à 1921. Attiré par le prestige d’une capitale artistique internationale, il part à Paris en 1923 et s’installe dans le quartier de Montparnasse où est implantée une importante communauté d’artistes suédois. En 1924, il entre dans l’atelier du peintre cubiste André Lhote puis, l’année suivante, dans celui de Fernand Léger.

Après de longues recherches, Gowenius conçoit une technique inédite de peinture sur étoffes précieuses, qui lui permet d’orner de larges surfaces. C’est cette technique qu’il met en œuvre pour la décoration des murs du bar O.K. à Montparnasse en 1929 (aujourd’hui disparue). L’artiste expose aussi dans les sections d’art religieux et arts décoratifs des Salons parisiens, ce qui lui permet d’exécuter entre 1930 et 1939 des décors d’églises autour de Paris, comme à Cachan, Colombes ou Chevilly-Larue. Il utilise dans ces créations principalement les techniques de la fresque et de la mosaïque de verre. En 1939, lors de la déclaration de guerre entre la France et l’Allemagne, Rudolf Gowenius quitte Paris après avoir achevé une peinture murale pour l’église Sainte-Anne à Tavaux, dans le Jura[1]. Il retourne alors dans son pays natal, où il meurt bien plus tard à Stockholm, en 1960.

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Maquette 3D interactive | FRAC-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine à Limoges

Maquette 3D FRAC-Artothèque Limoges
Mis à jour le 28 mai 2026

Visiter le bâtiment du FRAC-Artothèque à trois époques de son évolution à l’aide d’une maquette virtuelle interactive en trois dimensions.

Manipulez le bâtiment, masquez les niveaux ou la façade, visitez tour à tour l’imprimerie, le magasin de tissus et la friche qui précèdent le Frac-Artothèque. Le modèle est enrichi de points cliquables ouvrant des notices explicatives avec textes et documents anciens sur l’histoire du bâtiment et celle du quartier.

Cette maquette a été réalisée par la société Iksis.

Le saviez-vous ?

Le 20 mai 2025, l’ancien magasin Eurodif de la rue Charles-Michels a accueilli le FRAC-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine. Conçu en 1893 par l’architecte Alfred Rouchaud pour l’imprimerie Plainemaison, son architecture métallique remarquable, sa façade monumentale, ses larges baies et les deux niveaux de galeries ouvertes en font un témoin exceptionnel de l’histoire industrielle limougeaude.

Sa reconversion a été confiée par la Région au cabinet d’architecte Jakob+Macfarlane, connu notamment pour ses réalisations telles que le FRAC Centre, le restaurant Georges du Centre Georges Pompidou ou les Docks – Cité de la Mode et du Design à Paris.

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Projet soutenu / PopNum

E-galaxy | projet soutenu

Photo de Jason Jarrach sur Unsplash
Mis à jour le 25 février 2026

E-galaxy est une installation immersive et expérientielle avec participation du public, composée de déchets électroniques, de miniatures, de livres d’artiste et de vidéos, créée par Suzon Fuks, avec une musique de Bob Vanderbob.

E-galaxy est un contrepoint à la culture du jetable. Elle attire l’attention sur la beauté du quotidien, du banal et du rebut. Elle sensibilise au recyclage, à la durabilité et aux coûts humains et environnementaux impliqués dans la fabrication de nos appareils électroniques.

Au cours d’ateliers, l’artiste Suzon Fuks invite le public à démonter d’anciens appareils, échanger leurs réflexions, méditer et ajouter des composants à la spirale, en transformant symboliquement celle-ci et en manipulant concrètement des composants électroniques.

L’installation était visible au Lieu Multiple à Poitiers, du 8 décembre 2025 au 8 janvier 2026 et à Rurart à Rouillé du 6 au 17 janvier 2026.

Dispositif Cultures Connectées
Dispositif Cultures Connectées, Lauréat de l’appel à projets 2025

Porté par le Lieu multiple, E-galaxy consiste en la production par l’artiste, d’installations immersives et expérientielles avec participation du public (composée de déchets électroniques, de miniatures, de livres d’artiste et de vidéos).

Le projet répond ainsi aux objectifs du programme Cultures Connectées d’appropriation du numérique dans la narration d’expériences artistiques et a donc bénéficié du soutien de la Région Nouvelle-Aquitaine et de de la Drac Nouvelle-Aquitaine en faisant partie des lauréats 2025.

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En coulisses | Voyage sonore au cœur de la MÉCA

En coulisses
Mis à jour le 28 août 2025

Découvrez la MÉCA autrement, à travers une série de cinq podcasts sur les coulisses de ce lieu emblématique de la culture en Nouvelle-Aquitaine.

À l’occasion des cinq ans de l’ouverture de la MÉCA, la Région Nouvelle-Aquitaine a passé une commande artistique à Unendliche Studio pour la création de En coulisses | Voyage sonore au cœur de la MÉCA. Une série de podcasts en cinq épisodes, conçue comme une exploration sensible et immersive des coulisses de ce lieu culturel dédié à l’accompagnement des filières du spectacle vivant, du livre et du cinéma ainsi qu’à la diffusion de l’art contemporain.

Portée par la voix grave et habitée de Pascal Bouaziz, auteur et musicien, cette création sonore tisse un récit intime et poétique de la MÉCA, de celles et ceux qui l’animent, des gestes, des idées, des présences qui la traversent.

« En coulisses » est une création artistique sonore d’Eddie Ladoire, qui invite à une immersion à la fois singulière et collective, pour célébrer six ans de création, de rencontres et de territoires.

Épisode 1

Épisode 1 | Pile en plein cœur

À la MÉCA, tout commence au centre : une architecture qui ouvre, relie et rayonne sur toute la Nouvelle-Aquitaine. Découvrez comment ce bâtiment devenu emblème est pensé pour soutenir la culture sous toutes ses formes.

Épisode 2

Épisode 2 | Le secret c’est le vide

À la MÉCA, ce qui frappe, c’est l’espace : un vide vivant, propice à la création. Comment l’architecture sublime ce vide ? Comment le vide créait-il la circulation ? Réponses dans l’épisode 2.

Épisode 3

Épisode 3 | ça bosse !

Dans les coulisses de la MÉCA, artistes, technicien·ne·s, chargé·e·s de mission, de production, régisseur·euse·s, médiateur·trices, s’activent. Dans la ruche ça bosse, ça turbine, et il faut au moins ça pour soutenir, accompagner et diffuser la création, de Bayonne jusqu’à Guéret, à travers les 84100 km2 de notre grande région !

Épisode 4

Épisode 4 | pour tout le monde

La MÉCA, ambassade culturelle des territoires… et des publics : ouvrir la culture à toutes et tous et faire culture avec toutes et tous, c’est son ADN. Découvrir, rencontrer, connaitre et pratiquer : embarquez dans notre mission culturelle.

Épisode 5

Épisode 5 | Hors les murs

Depuis la MÉCA vers les territoires. Ici, on conçoit, on créé, on accueille. Partout, on rencontre, on diffuse, on collabore. Découvrez comment depuis la MÉCA, la culture irrigue toute la Nouvelle-Aquitaine

Journées Européennes du Patrimoine 2025

A l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, les 20 et 21 septembre 2025, des séances d’écoute collective sont programmées : l’occasion de faire l’expérience sonore des coulisses de la Méca confortablement installé au MÉCAstudio.

Les résidents
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La Fanzinothèque | Haut lieu de la culture underground

La Fanzinothèque © William Windrestin
Mis à jour le 11 juillet 2025

La Fanzinothèque de Poitiers est une mine d’or de la culture underground. Avec 60 000 références, elle constitue la plus grande collection de fanzines d’Europe, voire au monde !

Le fanzine est un objet éditorial imprimé qui peut prendre différentes formes et traiter de n’importe quel sujet. Sa particularité : être conçu et diffusé par des amateurs passionnés, en dehors de tout circuit classique de l’édition. Ainsi, il ne possède pas d’ISBN comme pour les livres ou d’ISSN pour les journaux. Pour cette raison il est extrêmement difficile à identifier et conserver. C’est pourtant le pari qu’à fait La Fanzinothèque de Poitiers : garder une trace de ces objets, témoins d’une culture underground, indépendante, qui utilise le fanzine pour véhiculer ses messages, passions et prises de position.

La Fanzinothèque de Poitiers

La Fanzinothèque de Poitiers

Créée en 1989 par un collectionneur qui a fait don de ses 200 fanzines, la Fanzinothèque de Poitiers a pour mission la collecte, la numérisation, l’archivage et la valorisation de la plus grande collection au monde de fanzines (environ 60 000 références). Située au Confort moderne, friche culturelle à Poitiers, elle propose 4 à 5 expositions par an, un atelier de sérigraphie, un espace librairie/dépôt-vente, et des résidences de création, en plus des missions citées ci-dessus.
Elle anime le Confort moderne avec les autres associations qui habitent ce lieu. Par exemple, elle peut accueillir des concerts de la SMAC Nage Libre ou des temps de rencontres lors de festivals sur le site grâce à un mobilier entièrement sur roulettes qui permet de réaménager l’espace facilement et rapidement.

L’histoire du fanzine
L’histoire du fanzine

Issu de la contraction des deux mots « fan » et « magazine », le fanzine est véritablement lancé par le mouvement punk dans les années 1970. Toutefois, les premiers fanzines naissent aux Etats-Unis dès 1930 ! Ils seraient apparus pour la première fois dans la sphère des lecteurs de science-fiction qui, mécontents que leur genre de prédilection soit relégué en sous-genre littéraire, partagent leur passion dans des publications auto-éditées.

Le véritable essor du fanzine advient après 1968, d’abord comme objet de contestation politique produit par les étudiants, puis repris par la culture underground des mouvements punks, anarchistes, féministes, etc.
Dans les années 1990, la bande dessinée alternative s’empare du fanzine qui devient alors plus graphique.
L’arrivée d’internet et des blogs, qui permettent une instantanéité de publication, ralentissent la production de fanzines imprimés. Cependant, l’objet n’est jamais totalement abandonné, internet étant aussi un terrain d’expression surveillé.
Aujourd’hui, de nombreux sujets d’actualité sont au cœur des fanzines tels que les causes LGBT+, l’écologie, le féminisme… C’est également un format éditorial très plébiscité par les artistes qui utilisent ce médium en travaillant autant le fond que la forme.

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Photo et écologie | Positifs

Villa Pérochon

La Villa Pérochon est un Centre d’Art Contemporain Photographique à Niort (79) labellisé d’intérêt national. Elle s’engage pour que photographie et écologie soient compatibles : en soutenant des projets portés par des artistes mais aussi en inscrivant cet enjeu au cœur du projet de direction même de la structure.

Photo et écologie

Les enjeux environnementaux étaient déjà identifiés par l’ancien directeur de la Villa Pérochon, Patrick Delat, comme des sujets photographiques à valoriser. Ainsi, en 2024, à l’occasion des 30 ans des Rencontres de la jeune photographie internationale, Patrick Delat avait proposé le thème « 30 ans après ? ». Un duo d’artistes avait alors exposé son travail Exîle, une série de clichés mettant en scène un homme seul sur une île déserte, questionnant l’avenir de l’argentique et de notre planète. De plus, Tao Douay et Adrien Pontet, pour ce projet, ont expérimenté une nouvelle chimie de développement photographique à partir de végétaux.

Projet Capsule

Projet Capsule

Cette exposition a été la première pierre d’une collaboration plus longue avec la Villa Pérochon. Tao Douay et Adrien Pontet sont depuis des invités de la Villa Pérochon pour une résidence de recherche-création jusqu’en 2027. Le directeur actuel, Philippe Guionie, a accueilli ce projet de résidence longue avec enthousiasme, l’incluant dans son projet de direction résolument empreint de ces questionnements écologiques et environnementaux.

Une chimie végétale

Une chimie végétale

Tao Douay est un photographe résolument attaché à la pratique argentique. Or, les scientifiques annoncent clairement une pénurie de l’argent, matériau indispensable à cette pratique.
A partir de ce constat, il a alors cherché des alternatives, soucieux de continuer la photographie tout en étant en adéquation avec ses convictions écologiques. Il expérimente alors des chimies végétales et poursuit ce travail de recherche à la Villa Pérochon. Pour cela, Adrien Pontet et Tao Douay, ont à leur disposition un bout du jardin de la Villa pour y faire pousser les plantes nécessaires et pouvoir les utiliser directement ensuite dans le laboratoire photographique situé dans les étages. Ainsi, lors de leur résidence, ils vont pouvoir tester des végétaux pour remplacer les produits chimiques (nocifs pour l’environnement mais aussi pour les laborantins qui les manipulent) lors des différentes étapes du tirage photographique :

  •  lors du bain révélateur qui emploie de l’hydroquinone,
  • pour le bain d’arrêt utilisant l’acide acétique,
  • et enfin pour le bain de fixation utilisant de l’hyposulfite de sodium.

Rendez-vous en 2027 pour découvrir l’aboutissement de cette résidence de recherche-création d’une durée de 3 ans.

Frise photos | photos de William Windrestin
L’écologie au cœur des projets de la Villa Pérochon

L’écologie au cœur des projets de la Villa Pérochon

Philippe Guionie est directeur de la Villa Pérochon depuis juin 2024. Il porte au sein de la structure et dans les projets qu’elle soutient une politique écoresponsable affirmée. Ainsi, la Villa Pérochon s’ouvre aux résidences croisées entre artistes photographes et chercheurs sur ces mêmes questions.

« Ça fait écho au projet que je souhaitais porter à la Villa Pérochon : fabriquer l’image photographique mais aussi au croisement de disciplines nouvelles, et notamment celles qui questionnent les enjeux environnementaux. »

Philippe Guionie, directeur de la Villa Pérochon. –

La Villa Pérochon porte des projets qui questionnent l’environnement proche de Niort, à l’image du projet de péniches dans le marais poitevin avec à bord un collectif pluridisciplinaire (photographie, son, vidéo…). Ce collectif est en autonomie totale, pour une période de deux fois 15 jours dans l’année. C’est-à-dire, conduire la péniche, dormir et se nourrir sur la péniche et être en interaction avec la population locale pour recueillir des témoignages sur la mémoire de l’eau, l’histoire du marais…

Il n’est plus à démontrer que la prise en compte des enjeux écologiques est pleinement intégrée à la Villa Pérochon qui se veut être un centre d’art agissant.

« Un centre d’art est au centre d’une société. Il ne peut pas être à côté. »

Philippe Guionie –
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Inauguration du Frac-Artothèque

FRAC-Artothèque Limoges © Clément Descubes
Mis à jour le 25 juillet 2025

Le Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine a ouvert ses portes au public le 20 mai 2025 dans le mythique bâtiment industriel de la rue Charles-Michels à Limoges (87).

Ouverture du Frac-Artothèque

Le Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine est singulier par plusieurs aspects. Premièrement, comme son nom l’indique, il a la particularité de coupler un Frac (Fond régional d’art contemporain) à une artothèque (pour une diffusion et le prêt d’œuvres). Ensuite, c’est le seul Frac de Nouvelle-Aquitaine situé en cœur de ville, dans une rue piétonne de Limoges. Enfin, par ce nouveau projet de lieu, il intègre pleinement les outils numériques pour une médiation sur les œuvres mais également pour proposer à la découverte des créations numériques en elles-mêmes.

L’art contemporain dans un lieu patrimonial

L’art contemporain dans un lieu patrimonial

Les collections du Frac-Artothèque côtoient à présent les vestiges d’un passé industriel dans le bâtiment du 17 bis de la rue Charles-Michels, à Limoges.

Conçue en 1893 par l’ingénieur-architecte limougeaud Alfred Rouchaud, l’ancienne imprimerie de Félix Plainemaison accueille aujourd’hui le Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine. Sa façade largement ouverte sur la rue, sa halle bordée de deux niveaux de galeries et sa charpente métallique en font un témoin exceptionnel de l’histoire industrielle à Limoges.

Baigné d’une lumière abondante grâce à sa grande verrière, l’édifice offre des conditions optimales pour mettre en valeur la collection d’art contemporain du Frac-Artothèque. Il abrite désormais une déclinaison d’espaces distincts : un café-lecture, un atrium, des coursives, un espace de prêt d’œuvres et une double « boîte », pensée par les architectes pour contenir un espace immersif dans sa partie inférieure.

Un ouvrage de l’imprimerie à l’art contemporain

Un ouvrage de l’imprimerie à l’art contemporain

Jérôme Decoux, chercheur au service Patrimoine et Inventaire de la Région Nouvelle-Aquitaine travaille depuis de nombreuses années sur le patrimoine industriel de la région. Son travail de recherche sur le bâtiment qui abrite le Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine est publié par La Geste dans l’ouvrage à paraitre : De l’imprimerie Plainemaison au FRAC-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine.

Ce livre est le fruit de ces différentes approches, de l’histoire de l’imprimerie à Limoges à celle d’une collection d’art contemporain, avec au cœur de cet ensemble un projet architectural de grande qualité. Il est une invitation à réfléchir au rôle fondamental de la culture dans nos sociétés. Selon les mots du Président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, le Frac-Artothèque incarne cet espace de liberté et de respiration où tout se conjugue, un lieu de rencontre et de découverte où rien n’est vraiment figé, où notre héritage culturel a toute sa place, tout comme la liberté de création.

Le projet de réhabilitation

La Région Nouvelle-Aquitaine a confié la reconversion de cet édifice à l’agence d’architecture Jakob+Macfarlane, connue entre autres pour avoir conçu l’aménagement du restaurant Georges au Centre Pompidou, les Docks Cité de la mode et du design à Paris, ou encore le Frac Centre, « les Turbulences », à Orléans. En 2025, Jakob+MacFarlane est lauréat du concours pour représenter la France à la 19e Exposition internationale d’architecture – la Biennale de Venise.

Le 1% artistique

Le 1% artistique

Le dispositif du 1% artistique consiste, pour les maîtres d’ouvrages publics, à consacrer 1% du coût des constructions neuves dans lesquelles ils s’engagent à la commande ou à l’acquisition d’une ou de plusieurs œuvres d’un artiste vivant, émergent ou expérimenté. Ces commandes permettent de soutenir la création contemporaine en offrant une visibilité au travail des artistes et en contribuant directement à leur rémunération.

Même s’il ne s’agit pas d’une construction mais d’une réhabilitation, la Région Nouvelle-Aquitaine a souhaité intégrer un 1% artistique dans le bâtiment du Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, la Région Nouvelle-Aquitaine a attribué 50 000 € pour une commande à l’artiste Flora Moscovici. Son œuvre, Fouler le sol, habille la cage d’escalier du bâtiment, en écho à son histoire et à son architecture. Réalisée au pistolet à peinture, elle associe des teintes inspirées du site et de son environnement : le brun des carreaux de ciment de l’ancienne imprimerie, le vert du jardin du couvent des Oratoriens et le bleu du ciel.

Habituée à travailler sa peinture dans des friches industrielles, Flora Moscovici est une artiste aux peintures souvent éphémères. Ici, à Limoges, elle a réalisé sa deuxième création pérenne ; la première étant celle réalisée en 2021 au sein de la Villa Albertine à New York.

Les spécificités du Frac-Artothèque

Les spécificités du Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine

Comme indiqué en début d’article, outre son implantation géographique, le Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine se singularise par d’autres aspects, notamment son artothèque historique et son futur programme numérique.
Après l’inauguration du nouveau lieu, le Magazine culturel de la Région Nouvelle-Aquitaine proposera des focus pour découvrir plus en détails les particularités du Frac-Artothèque de Nouvelle-Aquitaine.

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8 mars | La Région s’engage pour l’égalité femme-homme !

8 mars Egalité femme-homme

En ce 8 mars 2025, journée internationale des droits des femmes, la Région réaffirme ses engagements pour l’égalité femme-homme dans tous les secteurs, milieu culturel compris.

L’égalité entre les femmes et les hommes fait référence à un principe fondamental selon lequel toutes les personnes, indépendamment de leur sexe, doivent avoir les mêmes droits, opportunités et accès aux ressources.

L’égalité femme-homme ne se limite pas à l’absence de discrimination explicite, mais inclut aussi des efforts pour corriger les inégalités structurelles et systémiques qui existent dans de nombreux domaines tels que l’égalité salariale, l’accès à l’éducation et à la formation, la lutte contre les violences sexistes, la représentation dans les sphères de pouvoir…

Les actions dans la Culture

Les actions dans la Culture

Le secteur culturel est tout autant concerné que les autres et se doit de se saisir de ces enjeux et de s’engager activement pour une égalité réelle.

La Région Nouvelle-Aquitaine inscrit l’égalité comme un grand principe soutenu dans toutes ses politiques publiques. Ainsi, la Direction de la Culture et du Patrimoine intègre des mesures de rattrapage et d’incitation qui tendent vers cette égalité dans ses aides financières.

Les bonus financiers

C’est le cas du règlement d’intervention du Spectacle vivant qui propose un bonus financier pour les structures culturelles dirigées par des femmes.
Le bilan des 4 années de déploiement de ce règlement d’intervention montre de façon significative que les mesures de rattrapage « comprendre – sensibiliser – agir » sont efficaces et qu’elles doivent être poursuivies. Parmi l’ensemble des projets financés par le service spectacle vivant, ceux des femmes artistes représentent 44% des projets accompagnés.
De plus, le nombre de directrices de compagnies accompagnées a fortement augmenté, dépassant le nombre de projets portés par des hommes. Ceci prouve l’intérêt des mesures de rattrapages qui sont un des outils qui permettent aux femmes de qualifier leurs projets.

L’égalité dans les recrutements

Enfin, les processus de recrutement paritaires ont permis à des femmes d’être mieux représentées dans les recrutements des grands labels de l’Etat. L’année 2024 a vu le recrutement de directrices pour deux des trois Frac de Nouvelle-Aquitaine : Frac Poitou-Charentes et Frac MÉCA.

L’égalité femme-homme dans le spectacle vivant

Ces engagements politiques sont portés également par les agences culturelles régionales et les réseaux.

L’A, agence culturelle Nouvelle-Aquitaine poursuit son observation sur les questions de diversité et d’inclusivité depuis plusieurs années. Dans ce cadre, elle a réalisé un article sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les violences sexistes et sexuelles dans le secteur culturel.

Les femmes représentent 63 % des étudiant·e·s sur les bancs des écoles de l’Enseignement Supérieur Culture sur l’année scolaire 2021-2022, elles ne représentent que 45 % des personnes en emploi dans les professions culturelles.

Extrait de l’étude « L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les VHSS » de l’A, agence culturelle Nouvelle-Aquitaine –
L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et les VHSS
Un plan d’action régional

Un plan d’action régional

La Région Nouvelle-Aquitaine est signataire de la Charte européenne pour l’égalité des femmes et des hommes dans la vie locale. Elle met en œuvre des actions concrètes au travers de son plan d’actions « Réaliser l’égalité 2018-2025 ».

Quatre discriminations prioritaires, mais non exhaustives, ont été ciblées dans ce plan d’action :

  • le genre,
  • l’orientation sexuelle,
  • l’origine
  • et le handicap.

Autour de ces priorités, le plan d’action est organisé en 3 axes :

  • faire de l’institution régionale une collectivité exemplaire,
  • travailler en partenariat avec les acteurs du territoire pour répondre au mieux aux besoins de la population,
  • renforcer la prise en compte des enjeux d’égalité dans les politiques régionales.
Réaliser l’égalité : plan d’action régional
Egalité et éco-socio-conditionnalités

L’égalité femme-homme dans la charte Néo Terra

L’obligation d’égalité professionnelle femme-homme est inscrite dans les critères d’attribution des aides Néo Terra de la Région Nouvelle-Aquitaine. Ainsi, cet enjeu est au cœur des éco-socio-conditionnalités Néo Terra. Les modalités d’applications diffèrent selon la taille et la nature de la structure soutenue :

  • pour toutes les structures : obligation d’assurer l’égalité de rémunération entre les femmes et les hommes pour un même travail ou un travail de valeur égale ;
  • pour les entreprises et associations de plus de 50 salariés : calculer et publier chaque année l’Index de l’égalité professionnelle, mettre en place des mesures correctives si le score est inférieur à 75/100 et négocier annuellement sur l’égalité professionnelle ;
  • pour les entreprises et associations de plus de 250 salariés : désigner un référent égalité professionnelle ;
  • pour les entreprises et association de plus de 1000 salariés :  publier les écarts de représentation entre femmes et hommes parmi les cadres dirigeants et instances dirigeantes, atteindre des quotas de femmes (30% en 2027, 40% en 2030) parmi les cadres dirigeants et instances dirigeantes ;
  • pour les collectivités publiques : élaborer et mettre en œuvre un plan d’action égalité professionnelle, mettre en place un dispositif de signalement des violences sexuelles et sexistes et respecter des quotas dans les nominations aux emplois de direction ;
  • pour les collectivités territoriales de plus de 20 000 habitants : présenter un rapport annuel sur la situation en matière d’égalité femmes-hommes.
Ressources en lien
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Lycée du Barp | 1% artistique

Maquette de préfiguration d'une sculpture de cheval en bois
Mis à jour le 03 décembre 2024

La Région Nouvelle-Aquitaine, maître d’ouvrage de l’ensemble collège et lycée au Barp, et le Conseil départemental de la Gironde, financeur de la partie collège, ont désigné en juin 2024 le lauréat de la procédure de « 1 % artistique » liée à ce programme architectural.

Il s’agit d’un groupement d’artistes rassemblant Camille Beauplan, Céline Domengie, Christophe Doucet, Marie Sirgue et le duo Cocktail (Lucie Lafitte et Chloé Sérieys) porté par les deux associations Zébra 3 et Point de fuite.

Dans le respect du cahier des charges, ces artistes ont proposé ensemble un programme artistique intitulé Les cycles du vivant, qui doit investir sous des formes variées tous les espaces de l’ensemble architectural, et dont chacun des artistes réalisera l’un des éléments :

  • Camille Beauplan (plasticienne) installera dans les cours du collège et du lycée deux ensembles de trois sculptures sur mâts. Il s’agit de mâts en acier supportant des panneaux de verre teinté, lesquels seront mobiles en fonction de l’orientation du vent.
  • Céline Domengie (photographe) produira un travail photographique rendant compte des inter-relations entre le bâtiment et son environnement naturel et humain. Elle éditera sur cette base quatre portfolios dédiés chacun à une saison. Ceux concernant le printemps et l’été seront conservés au centre de documentation du collège. Ceux relatifs à l’automne et à l’hiver seront confiés au centre de documentation du lycée.
  • Christophe Doucet (plasticien) produira trois sculptures monumentales en chêne ou châtaignier. Figurant des formes animales, ces totems seront implantés sous le préau d’entrée de l’ensemble collège et lycée.
  • Marie Sirgue (plasticienne) éditera, en lien avec l’entreprise « Terres et céramiques de Gascogne », installée au Barp, une série spéciale de pots à résine produits par l’entreprise. Estampillées par des poinçons représentant des insectes du biotope local, ces pots à résine auront notamment vocation à rejoindre la vaisselle des restaurants scolaires du collège et du lycée, où ils pourront servir à des temps événementiels.
  • Lucie Lafitte et Chloé Sérieys (duo de designers graphiques Cocktail) produiront divers mobiliers et travaux éditoriaux ayant vocation à faciliter la médiation autour des différents projets artistiques.

 

L’association Zebra 3 assure la coordination de l’ensemble des projets et supervise les enjeux de production et d’installation de chacun des projets artistiques. De son côté, l’association Point de fuite, coordonne et accompagne chacun des artistes dans les différentes démarches de médiation et d’éducation artistique qui sont proposés aux habitants du lieu (élèves, enseignants, mais aussi agents techniques et administratifs) pendant la réalisation des projets.

La Région Nouvelle-Aquitaine – attachée au dispositif du « 1 % artistique » et consciente de son intérêt pour sa contribution à l’économie artistique et pour les occasions qu’il offre d’enrichir le sens et la valeur d’un bâtiment public – engage ces procédures sur chacun des programmes de construction dont elle assure la maîtrise d’ouvrage. C’est aussi le cas, pour un autre programme de construction de lycée en Gironde, celui de Créon.

Charline Claveau, vice-présidente du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de la Culture. –

Engagé dès le mois de janvier, la réalisation du programme de 1 % artistique sera entièrement menée à bien d’ici la fin de l’année 2025. Le budget consacré à ce programme est de 345 000 euros, co-financé par le Département de la Gironde et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Le 1% artistique : faire intervenir l’art dans les constructions publiques

Le dispositif du 1% artistique consiste, pour les maîtres d’ouvrages publics, à consacrer 1% du coût des constructions neuves, dans lesquelles ils s’engagent, à la commande ou à l’acquisition d’une ou de plusieurs œuvres d’un artiste vivant, émergent ou expérimenté. Ces commandes permettent de soutenir la création contemporaine en offrant une visibilité au travail des artistes et en contribuant directement à leur rémunération.

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