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Les Francofolies | Vers un modèle éco-responsable

Les Francofolies

Le festival des Francofolies engage une démarche environnementale d’ampleur  sur plusieurs années, à commencer par la une plus grande sobriété énergétique, une gestion des déchets améliorée et un travail sur la mobilité.

Les Francofolies (La Rochelle en Charente-Maritime) est un festival de musique francophone. Le dernier « challenge » des équipes : transformer le modèle des Francofolies, pour en faire un évènement responsable et durable, tout en conservant son identité artistique et culturelle. C’est avec les valeurs de diversité, de respect, de solidarité et de partage que les Francofolies sont certifié ISO 20121 et définissent une politique RSE.

Le projet éco-responsable du festival

Interview en 3 questions

Le festival affiche une démarche environnementale. Quelles sont les actions déployées pour réduire l’empreinte carbone d’un festival d’une telle ampleur ?

Pour les Francofolies, la réduction de notre empreinte carbone est l’une des priorités de notre démarche environnementale. Nous sommes activement engagés pour le développement de solutions de mobilité durable dédiées aux festivaliers, aux équipes et aux artistes. Rien n’est possible dans ce domaine sans une collaboration étroite avec les collectivités territoriales. C’est pourquoi nous travaillons, d’une part avec la Région Nouvelle-Aquitaine à une offre tarifaire attractive pour les trajets en TER et à la mise en place de lignes de bus régionaux vers 36 destinations pour le retour après les concerts, et d’autre part, avec la Communauté d’agglomération de La Rochelle, au prolongement des lignes de bus, à la mise en place d’un parking de co voiturage gratuit et réservable,
et des parkings à vélos.

Parmi la mise en place d’une alimentation durable et la réduction des consommations d’énergie, quel est le sujet le plus simple à appréhender ? Et a contrario, celui qui vous semble le plus difficile ?

Pour tendre vers une alimentation durable, le sujet le plus simple à appréhender est celui de la végétalisation de l’alimentation. A contrario, le sujet le plus difficile est d’augmenter l’utilisation de production locale car cela dépend de la capacité et de la diversité de cette dernière.

Pour réduire la consommation énergétique, la première action est d’équiper de leds les éclairages scéniques, publics et techniques. Quant au plus difficile, c’est d’anticiper et de limiter les besoins de chaque scénographie.

Sensibilisez-vous les équipes sur le festival à ces questions environnementales ?

Aux Francofolies toutes les équipes sont salariées. Nous embauchons plus de 450 personnes chaque année pour l’organisation du festival.
L’ensemble des personnels est sensibilisé et formé aux questions environnementales, notamment via des temps dédiés, des référents sur les différents sites ayant la maitrise de nos enjeux, et de quatre newsletters présentant, à l’ensemble des employés, nos actions, nos flux de tri des déchets.
A titre d’exemple, une équipe de 25 personnes est mobilisée pour la sensibilisation des festivaliers, la mise en place du tri et du sur tri.

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Lovely Brive Festival | Un festival engagé

Lovely Brive Festival
Mis à jour le 24 juin 2026

Le Lovely Brive Festival met en place de multiples actions en direction de la sobriété énergétique, de la gestion des déchets et de la mobilité.

Le Lovely BRIVE FESTIVAL (Brive-la-Gaillarde en Corrèze) est un festival féminin et engagé. Il s’agit du premier festival urbain aux portes du Sud-Ouest avec une programmation composée à 75 % d’artistes féminines en 2026. Il est aussi engagé dans une démarche écologique sur 4 grands axes de travail.

Un festival attentif à l’empreinte carbone

Interview en 3 questions

Quelles sont les actions déployées pour réduire l’empreinte carbone d’un festival d’une telle ampleur ?

Nous mettons en place de multiples actions sur quatre grands axes de travail.

Une énergie toujours plus verte : nous avons fait le choix d’une énergie verte et locale issue des barrages de la Corrèze.
Mobilité : plusieurs partenariats, à différentes échelles, ont été engagés pour offrir des solutions aux festivaliers et aux équipes techniques. Partenariat national avec Intercités, régional avec Blablacar et local à l’échelle de l’agglo avec Guidolin.
Gestion des déchets : le meilleur déchet c’est celui qu’on ne produit pas ! Pendant le festival c’est 16 tonnes de déchets traités et triés et une économie de 170 000 litres d’eau avec le choix des toilettes sèches.
Aménagement et réemploi : un important travail est engagé avec la Ville pour aménager le site pendant le festival de façon durable et responsable. Quant aux décorations et aux scénographies, elles sont travaillées à partir de matériaux recyclés.

En plus pour 2026, nous venons d’ajouter 2 nouveaux partenaires : Zéro déchet et Agir pour le Coeur des Femmes.

Est-ce que cette démarche environnementale a nécessité (ou nécessite toujours) des compétences nouvelles au sein de votre équipe ?

Oui, nous avons en effet désigné une personne référente au sein de l’équipe. Celle-ci s’attache à intégrer des réflexions et démarches pour réduire au maximum nos impacts et intègre cela à chaque action mise en place.

Sensibilisez-vous les bénévoles sur le festival à ces questions environnementales ? ?

Nous n’avons pas de bénévoles (entreprise privée) mais avons des salariés et des saisonniers en CDDU. Nous les sensibilisons et nous organisons notamment une réunion de briefing avant chacun de nos festivals lors de laquelle nous rappelons nos engagements et les actions liées (consignes de tri des déchets, scénographies upcyclées, emplois de prestataires locaux, valorisation des mobilités douces…).

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Le Méta UP | Un lieu éco-responsable

Le Méta UP
Mis à jour le 24 juin 2026

Le MétaUP est un équipement culturel récent. L’ensemble du projet a été pensé en tenant compte des questions environnementales, sous tous les aspects.

L’implantation du MétaUP CDN (Poitiers dans la Vienne) sur le campus universitaire s’inscrit dans le principe du réemploi et du semi-construire. Le CDN a fait l’acquisition de 3 bâtiments existants, ayant déjà servi à d’autres projets culturels et qui sont des structures démontables, reconfigurables, évolutives et écoresponsables.

Un lieu éco-responsable

Interview en 3 questions

Le MétaUp est un équipement récent, comment avez-vous pris en compte les questions environnementales dans la phase de conception du bâtiment ?

Dès le départ puisque les deux bâtiments qui constituent aujourd’hui le Métaup (le chalet de bois et la structure CTS) étaient préexistants au projet d’’implantation.
Nous avons alors réfléchi sa conception et son aménagement selon le principe du Upcycling ou réemploi. Nous avons alors pu limiter les dépenses énergétiques liées à la construction et réduire les nuisances sur l’environnement (nuisances sonores, peu de déchets, constructions sèches et très peu d’utilisation d’eau…).
Nous nous sommes également intégrés à la filière vertueuse produite par l’université en matière de chauffage et de production d’eau chaude en nous rattachant au réseau biomasse.

Depuis son ouverture au public, quelles sont les mesures prises pour limiter l’empreinte carbone du lieu ?

Pour réduire nos consommations énergétiques et notre empreinte carbone :

||| nous avons installé une cuve de récupération d’eau de pluie pour alimenter les sanitaires ;
||| nous avons limité la puissance électrique du bâtiment en favorisant l’utilisation de projecteurs à leds ;
||| nous avons mis à disposition du public une plateforme gratuite de covoiturage les soirs
de spectacles ;
||| nous favorisons également le recours au circuit court concernant la restauration sur site ;
||| et nous privilégions enfin la seconde main pour le mobilier.

Au-delà de la gestion éco-responsable du lieu, est-ce que le Méta Up a vocation à accueillir des créations qui traitent de questions environnementales ?

Pas uniquement. Mais il est vrai que le Centre Dramatique National est sensible aux questions environnementales portées par les artistes et notamment quand ils s’adressent à la jeunesse.
La prochaine édition du Festival Petits et Grands, qui aura lieu du 24 au 30 mai 2027, abordera très directement ce sujet avec le thème de l’éco-responsabilité dans le spectacle vivant.

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La transition écologique de la Maison Maria Casarès

Maison Maria Casarès crédit Région Nouvelle-Aquitaine
Mis à jour le 24 juin 2026

La Maison Maria Casarès déploie des actions en direction d’une alimentation durable et de la sobriété énergétique.

Le Domaine de la Vergne fut la maison de Maria Casarès (Alloue en Charente) entre 1961 et 1996. Depuis 2006, c’est un lieu qui accueille toute l’année des résidences d’artistes, d’auteurs, des visites, des spectacles, etc.

Interview en 4 questions

La Maison Maria Casarès est un lieu artistique en milieu rural. Quelles sont les actions que vous déployez pour une mobilité plus écoresponsable des publics et des artistes ?

La programmation de notre Festival d’Été a été pensée avec des critères écoresponsables en privilégiant le temps long : une même équipe artistique s’installe pendant trois semaines et assurent les trois spectacles du Festival (minimisant les transports de décor, montages/démontages et déplacements d’équipe).
Ce modèle est également vertueux pour les spectacles qui profitent de 19 représentations d’affilées sur un même site permettant ainsi à l’oeuvre de murir. Il permet aussi au bouche-à-oreille d’opérer et de convaincre un public qui n’aurait pas été près de prime abord à faire le déplacement.
Concernant la mobilité des publics, l’enjeu est plus complexe au vu de l’implantation du site. Nous allons développer dans les années à venir l’accès en vélo avec le label « accueil vélo ».

Par quels indicateurs jugez-vous l’efficacité des actions déployées ?

Une meilleure alimentation pour le public et les équipes, des coûts maitrisés des dépenses liées à l’énergie et aux frais d’essence, le partage au quotidien d’une réflexion autour de ces enjeux avec l’ensemble de l’équipe ainsi que les artistes invités à travailler sur site et à considérer cette maison comme la leur.

Quel aspect parmi la mobilité éco-responsable, une alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie vous semble le plus facile à développer ? Et au contraire, lequel est le plus difficile ?

L’alimentation durable et la réduction de la consommation d’énergie nous apparaissent comme des enjeux avec des leviers de développement possibles.
À la suite des travaux de restauration, nous avons grandement gagné en performance d’isolation des bâtiments de logement (Logis et Dépendance). Ils gardent à présent la chaleur et le frais en fonction de la saison !
Les systèmes de PAC (pompe à chaleur) pour les Dépendances et de poêle à bois pour le Logis permettent de chauffer en moyenne saison avec des coûts raisonnables et prodiguant le confort nécessaire pour les résidents. Cependant, le problème principal dans un tel site est le chauffage l’hiver, notamment dans la salle de création. Il est vain de chauffer un tel site en cette saison. Au vu des défis écologiques ainsi que financiers que nous traversons, il nous faut déployer à cette époque de l’année l’action de La Maison Maria Casarès hors les murs.

La dimension la plus complexe est la mobilité : le Domaine de la Vergne est considéré comme « un havre de paix » propice au travail et à la découverte de spectacles car il est reculé au cœur de la nature, loin des gares et des grands axes routiers ! Nous avons pu acquérir une voiture électrique et privilégions les déplacements avec celle-ci, notamment les navettes vers les gares.
Nous voulons également installer une borne électrique sur le parking pour les visiteurs/spectateurs.

L’alimentation est un sujet central à la Maison Maria Casarès. Est-ce que votre proposition de catering durable est plus onéreux pour une structure comme la vôtre ?

Pour l’alimentation durable, après de nombreuses tentatives au fil de dix ans, nous avons constaté qu’en établissant judicieusement les menus et en étant vigilant aux quantités, il est possible de proposer au public et aux artistes des repas issus de productions locales et/ou de produits biologiques sans assister à une explosion des coûts. Cependant, un tel positionnement nécessite les ressources en interne au niveau du poste de cuisinier car il s’agit d’un travail au long cours ainsi que d’une position de structure impliquant un rapport différent à la gestion de la cuisine.

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Pôle International de la Préhistoire | Sobriété énergétique

Pôle International de la Préhistoire
Mis à jour le 24 juin 2026

Le Pôle International de la Préhistoire s’engage dans la sobriété énergétique en l’inscrivant dans une démarche de gestion quotidienne et concrète.

Le Pôle d’interprétation de la Préhistoire (Les Eyzies situé en Dordogne) est un Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) destiné à pérenniser l’action de l’État, de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Conseil départemental de la Dordogne, dans une démarche globale et commune de valorisation des ressources patrimoniales, culturelles, touristiques et paysagères de la vallée de la Vézère.

Les enjeux de transitions écologiques sont pleinement pris en compte dans ce lieu qui a mis en place en place un plan de sobriété énergétique.

La sobriété énergétique au Pôle d’interprétation de la Préhistoire

Interview en 3 questions
Interview en 3 questions

Le Pôle fait l’objet d’un plan annuel de sobriété énergétique, en quoi consiste-t-il ?

Au Pôle d’Interprétation de la Préhistoire, la sobriété énergétique s’inscrit dans une démarche de gestion quotidienne et concrète de notre établissement. Nous assurons un suivi attentif de nos consommations, notamment sur le chauffage, l’éclairage et l’eau, afin d’identifier en permanence les marges d’optimisation possibles. Le plan de sobriété énergétique que nous avons mis en place a ainsi permis une économie de 23 000 € en 2023-2024. La renégociation de marchés publics a généré des économies supplémentaires.
Ce n’est pas spectaculaire, mais ce sont des marges qui comptent. Cette vigilance s’exerce en tenant compte des spécificités du bâtiment, de sa fréquentation saisonnière et de la diversité de ses usages. L’objectif n’est pas seulement de consommer moins mais aussi et surtout de consommer mieux en adaptant nos pratiques et nos équipements à un usage raisonné des ressources.

Quelles sont les mesures déjà engagées et avez-vous déjà pu constater leur efficacité ?

Plusieurs actions simples mais structurantes ont déjà été engagées.
Les équipes ont été sensibilisées aux éco-gestes dans leurs pratiques quotidiennes : maîtrise de l’éclairage, usages numériques plus sobres, vigilance sur le matériel informatique ou encore réduction des impressions papier.

Des messages de sensibilisation ont également été installés à destination du public, notamment sur les économies d’eau et de papier en cohérence avec les thématiques environnementales portées par le Grand Site de France Vallée Vézère.

Par ailleurs, nous intégrons progressivement les principes d’éco-conception dans nos projets : réemploi de matériaux scénographiques, mutualisation de mobiliers et prolongation de la durée de vie des équipements techniques.
Ces mesures ont déjà produit des effets positifs, à la fois sur la maîtrise de certaines consommations, sur la réduction de nos déchets et sur une prise de conscience collective, en interne comme auprès de nos visiteurs.

Envisagez-vous d’autres actions pour poursuivre votre transition écologique ?

Cette dynamique a vocation à se renforcer.
Nous souhaitons poursuivre l’intégration des principes d’éco-conception dans l’ensemble de nos productions culturelles, développer davantage le recours au réemploi via des réseaux territoriaux de mutualisation, et approfondir encore le suivi de nos consommations pour affiner nos leviers d’action.

Plus largement, nous considérons que la transition écologique d’un équipement culturel ne se limite pas à sa gestion technique : elle doit aussi irriguer les contenus proposés au public, les partenariats développés sur le territoire et la manière dont un lieu culturel participe à construire de nouveaux imaginaires collectifs autour de la sobriété et de la préservation du vivant.

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La Lisière | La nature dans la librairie

La Lisière © William Windrestin
Mis à jour le 28 mai 2026

Dans une ruelle du centre-ville d’Aubeterre se niche une librairie indépendante, à la frontière du dehors et du dedans, où la nature s’invite entre les pages.

A La Lisière, vous y trouverez toutes sortes de littératures mais aussi, et c’est ce qui en fait sa particularité, des étagères entières de livres sur la nature et l’environnement. Le rayon naturaliste de cette librairie est cultivé et soigné par Gauthier Watelle, ancien chargé de mission biodiversité qui s’est lancé dans le métier de libraire en 2023 tout en conservant sa passion et son bagage pour le vivant.

Interview vidéo

Au-delà des ouvrages naturalistes, des dédicaces et conférences en librairie, Gauthier propose régulièrement des sorties découvertes organisées dans la campagne voisine. Seul ou accompagnés de professionnels de la faune et de la flore, le libraire ne sort jamais sans un ouvrage à découvrir pendant la balade !

L’histoire d’une reconversion

L’histoire d’une reconversion

« Donner le goût de la lecture c’est cultiver le temps long. »

Gauthier Watelle, gérant de la librairie La Lisière –

Avant d’être libraire, Gauthier Watelle exerce le métier de chargé de mission biodiversité dans la fonction publique territorial pendant plusieurs années. Il décide de se reconvertir professionnellement tout en conservant un lien avec les thématiques liées à ses études et précédent métier. Le projet d’ouverture d’une librairie indépendante avec un caractère naturaliste se dessine alors et se concrétise en juillet 2023 à Aubeterre (16), dans un local au cœur du village.
Pour mener à bien cette installation, Gauthier a suivi une formation express sur le métier de librairie (seulement deux semaines) et a su ensuite s’appuyer sur le réseau des librairies indépendantes de Nouvelle-Aquitaine (LINA) pour rompre l’isolement des librairies rurales et échanger avec ses pairs.

Le réseau LINA
LINA – Un appui essentiel aux professionnels

Le réseau LINA s’impose aujourd’hui comme un maillon essentiel de l’écosystème du livre en Nouvelle-Aquitaine. En fédérant plus d’une centaine de librairies, il offre aux professionnels un espace de coopération concret face aux mutations du secteur : concurrence des grandes plateformes, fragilité économique des indépendants, évolution des pratiques de lecture… Au-delà de la simple mise en réseau, LINA accompagne les libraires dans leur quotidien — formations, partage d’expériences, outils communs — tout en renforçant leur visibilité et leur capacité à peser collectivement auprès des institutions. LINA constitue ainsi un levier précieux pour défendre une librairie de proximité, exigeante et engagée, ancrée dans son territoire.

||| En savoir plus sur le réseau LINA

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ReDisco pour des vinyles à l’infini

Vignette La FÉLIN © William Windrestin
Mis à jour le 24 avril 2026

Plus d’1 million de disques recyclés en deux ans par ReDisco, la première filière de recyclage de vinyles !

ReDisco est un projet porté par La FÉLIN (Fédération nationale des labels et distributeurs indépendants). Né de la synergie entre trois structures (La FÉLIN, l’entreprise REVISPLAST et l’ESAT Les Ateliers vers l’Autonomie), ReDisco organise des collectes de disques partout en France pour ensuite en recycler les différents composants.

De la contrainte à une chaîne plus vertueuse

De la contrainte à une chaîne plus vertueuse

A l’origine de ce projet il y a la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC). Adoptée en 2020 en France, elle vise à réduire les déchets, favoriser le réemploi et mieux informer les consommateurs. Concrètement, pour les labels et distributeurs de vinyles, cette loi interdit la destruction des stocks invendus au profit de la revalorisation, réutilisation ou recyclage.
La FÉLIN, en tant que fédération de labels indépendants, a saisi l’enjeu d’une telle injonction et a créé ReDisco pour structurer et accompagner le recyclage des vinyles en France. Pour cela, elle s’est entourée de deux partenaires :

  • l’ESAT Les Ateliers vers l’Autonomie (près de Chartres) pour le démantèlement des disques et le tri des matériaux, favorisant ainsi l’inclusion sociale ;
  • et REVIPLAST (Limoges), société spécialisée dans le recyclage du plastique, pour transformer les disques en granulés de plastique qui servent ensuite à la création d’objets divers.

ReDisco est lancé en juillet 2023. Moins de trois ans plus tard, 1 239 279 CD et vinyles ont été collectés et recyclés. Cela représente une économie de près de 410 tonnes de CO2, soit l’équivalent de 3,4 millions de km parcourus en voiture (85 fois le tour de la Terre) ou encore 150 millions d’albums écoutés sur une plateforme de streaming !

Toujours plus pour faire tourner le vinyle durablement

Toujours plus pour faire tourner le vinyle durablement

ReDisco organise le recyclage des disques mais ne contrôle pas le réemploi des granulés de plastique obtenus qui sont réinjectés dans différentes chaînes de production. Or, La FÉLIN souhaite boucler la boucle en proposant le re-vinyle : un vinyle conçu à partir d’anciens vinyles ! Les premiers re-vinyles existent. Véritables objets uniques, ils permettent de réduire considérablement la production de plastique mais surtout ils sont une alternative durable et responsable pour les artistes, labels et fabricants.

Et après ?

ReDisco s’adresse principalement aux professionnels de l’industrie musicale mais pourrait bientôt s’ouvrir aux particuliers. Amateurs et collectionneurs, suivez l’actualité de ce projet pour faire vivre vos vinyles à l’infini !

La FÉLIN, c’est quoi ?
Logo La FÉLIN
La FÉLIN, c’est quoi ?

La FÉLIN est la Fédération nationale des labels et distributeurs indépendants. Elle est née à Bordeaux en 2009 de la volonté de trois labels indépendants de se fédérer pour mieux faire entendre leur voix à l’échelle nationale. Talitres, Vicious Circle et Platinum Records.
La FÉLIN compte près de 400 acteurs de la filière musicale indépendante parmi ses adhérents. Elle porte plusieurs engagements dont la valorisation des labels indépendants, la représentation de leurs intérêts au niveau national, la coopération avec les autres professions et l’accompagnement de ses adhérents.

La fédération porte également des projets structurants pour la création indépendante tels que Indies First, MEWEM ou ReDisco.

Les projets en bref :

||| Indies First est un projet de valorisation de création musicale indépendante qui se déroule tous les ans en octobre. Les disquaires de toute la France sont invités à voter et sélectionner les 30 dernières sorties indés parmi les catalogues des 400 adhérents de La FÉLIN, et ainsi créer une playlist annuelle de sons indés.

||| MEWEM est un programme pionnier lancé par La FÉLIN en 2018 qui vise à accompagner par le mentorat les femmes entrepreneuses de l’industrie musicale.

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Vicious Circle | le label qui croit au vinyle

© Vicious Circle
Mis à jour le 02 mars 2026

Depuis plus de trente ans, le label bordelais Vicious Circle trace son chemin dans le paysage musical indépendant français. Dans un marché où le streaming domine et où les coûts de production ne cessent d’augmenter, le label continue d’accorder une place centrale au vinyle. Un choix assumé, réfléchi, et profondément ancré dans son identité.

Le vinyle comme marque de fabrique

Le vinyle comme marque de fabrique

Fabriquer un vinyle coûte en moyenne cinq euros pièce pour un tirage standard de 500 exemplaires. Pour réduire ces coûts, Vicious Circle mise régulièrement sur des pressages plus importants, entre 1500 et 2000 unités. Chaque quantité est pensée en amont, projet par projet, afin de limiter les invendus.
Même si les années 2000 et 2010 ont marqué une période de recul — tous les groupes ne bénéficiaient plus systématiquement d’un pressage — le vinyle n’a jamais disparu du catalogue. Au contraire, il a retrouvé depuis 2015 une croissance continue, alors que les ventes de CD n’ont eu de cesse de diminuer.

Un objet qui dépasse la musique

Un objet qui dépasse la musique

Pourquoi maintenir le vinyle malgré les coûts ? Pour Vicious Circle, la réponse tient à plusieurs niveaux.
D’abord, il s’agit de proposer plusieurs formats à prix accessibles, autour de 17 euros. Ensuite, c’est l’attachement à l’objet qui guide le label : travail sur les couleurs, éditions limitées, distinction entre vinyles noirs (destinés aux grandes chaînes) et vinyles couleurs (réservés aux disquaires indépendants et à la vente directe). Les éditions limitées à 100 exemplaires ne sont pas repressées, renforçant leur caractère précieux.

Aussi, les esthétiques défendues par le label — rock indépendant et ses nombreuses déclinaisons — se prêtent parfaitement au son vinyle. Et même si certains n’écoutent le disque qu’une fois avant de retourner au streaming, le physique reste une source majeure des revenus du label.

« Le rock indé ne se stream pas beaucoup. »

Guillaume Le Collen, responsable promotion et production chez Vicious Circle –

Vicious Circle est également présent dans le paysage culturel toulousain à travers son propre disquaire, offrant un lien privilégié avec un réseau de distribution indé, loin des grandes chaînes.

À cela s’ajoute le rôle essentiel de l’image : devenu objet de collection, le vinyle est aujourd’hui un support de visibilité important. L’image a de l’importance : une belle pochette circule mieux, attire, existe sur les réseaux sociaux et chez les disquaires. Dans un secteur où la visibilité est devenue une forme de monnaie, le visuel compte presque autant que le son.

Le vinyle oui, mais pas au détriment de l’environnement

Le vinyle oui, mais pas au détriment de l’environnement

Dans leurs tous nouveaux locaux dans le quartier Saint-Seurin à Bordeaux — qu’ils partagent avec deux autres labels — nous sommes loin des entrepôts géants où les palettes s’empilent. Ici, les vinyles ne restent jamais longtemps. La plupart partent directement chez les distributeurs, en France et en Europe, dès la sortie du pressage ; d’autres sont envoyés aux groupes qui partent en tournée et la partie restante se partage entre les rayonnages derrière les bureaux des salariés et un garage qui leur sert de lieu de stockage. Une manière de limiter les transports inutiles et de réduire la taille des stocks.

Le label a également fait le choix stratégique de s’associer avec deux autres structures pour acquérir une presse commune chez Vinyl Records Makers (VRM) à Châtellerault. Cette proximité avec l’usine permet d’affiner les besoins, de fluidifier la communication, et de réduire les coûts de pressage et de transports.

Une production plus vertueuse

La partie la plus polluante actuellement reste la fabrication des matrices, nécessitant l’usage de bains chimiques. Outre le transport et le stockage, la production du vinyle en lui-même a forcément un impact environnemental non négligeable. Vicious Circle y est attentif et travail avec des partenaires qui s’engagent dans une production plus vertueuse. Chez VRM (société de pressage), toute la chaîne de production est européenne, à l’image des impressions qui sont réalisées en Allemagne auprès d’un imprimeur engagé dans une démarche zéro déchet. De plus, le PVC utilisé pour les disques a évolué : les stabilisants au plomb ont été remplacés par des solutions biosourcées.
S’il reste du chemin à parcourir, la filière travaille activement à réduire son empreinte carbone, tout comme pour les CD dont les boîtiers contiennent désormais moins de plastique, voire plus du tout chez Vicious Circle.

ReDisco : recycler plutôt que stocker

Avec 32 ans d’existence, le label a dû apprendre à gérer des stocks parfois importants. Pour limiter la perte, les quantités de pressage sont optimisées, et Vicious Circle a participé à plusieurs éditions du projet ReDisco, porté par La FÉLIN, dédié au recyclage des vinyles.

Les postes d’émissions du secteur des musiques enregistrées

Situons à présent l’impact du vinyle dans les différents postes d’émissions de gaz à effet de serre des musiques enregistrées. Le rapport REC « Réduisons notre empreinte carbone » — porté par le CNM, le SNEP, l’UPFI et le SMA — publié en septembre 2024, stipule que l’ensemble des émissions du secteur s’élevait à 2 780 ktCO₂e en 2022. Si la fabrication du vinyle et sa distribution ont un impact certain, ces deux postes d’émission sont tout à fait marginaux sur la globalité du secteur : moins de 2% seulement.

Visuel qui représente un graphique sous forme de camembert avec les données suivantes : 74% fabrication et consommation d'énergie des terminaux d'écoute ; 22% distribution digitale ; 2% production de musique ; 1% fabrication et fin de vie des supports ; <1% distribution physique.

L’écoute de la musique sur les supports numériques est extrêmement énergivore. L’écoute sur support physique n’est pas sans impact pour autant car elle nécessite l’utilisation de terminaux plus spécifiques (lecteur CD, platine vinyle…). Ses émissions sont moindres car le volume d’écoute est plus faible par rapport au digital.
Toutefois, si l’on regarde les émissions liées aux supports d’écoute, on constate que pour une heure d’écoute le vinyle est le plus émetteur de tous (en comparaison au téléchargement, à l’audio, la vidéo, la radio, la télévision et au CD). La fabrication et la fin de vie des platines est la partie la plus émettrice, suivie de la fabrication et fin de vie du vinyle en lui-même et enfin de sa distribution.


Le saviez-vous ?

Un acteur fédérateur du secteur indépendant

Philippe Couderc, fondateur de Vicious Circle en 1993, a toujours défendu une vision collective du métier. Il a contribué à impulser des structures majeures telles que Le RIM (Réseau des indépendants de la musique) et La FÉLIN (Fédération Nationale des Labels et Distributeurs Indépendants). C’est donc tout naturellement que l’équipe actuelle de Vicious circle continue de participer à ces dynamiques fédératrices. La volonté de mutualiser les forces et de défendre les valeurs du secteur indépendant fait partie de l’ADN du label.

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Compagnie Adéquate | Tout est dans le nom

Visuel Cie Adéquate

La compagnie Adéquate, co-fondée par Lucie Augeai et David Gernez, ne peut pas mieux porter son nom. Tous les projets de la compagnie sont réfléchis en adéquation avec leurs valeurs : le lien aux autres et des pratiques écologiquement vertueuses.

Partie 1 | Le lien aux autres

Partie 1 | Le lien aux autres

Implantée à Migné-Auxances, près de Poitiers, la compagnie Adéquate crée des spectacles de danse contemporaine depuis presque 15 ans. La danse est le moyen d’expression premier de la compagnie pour questionner le rapport aux autres, thème fondateur de ses créations. Toutefois, la compagnie  a décidé d’aller encore plus loin dans ce questionnement. Depuis 5 ans, elle porte le festival « Etonnant mouvement », véritable projet de territoire qui embarque toute la population.

Un festival pensé pour Migné-Auxances

« Etonnant mouvement » (3 jours en juillet de cirque et danse contemporaine) est un festival pensé pour s’inscrire dans la ville de Migné-Auxances en impliquant le plus de monde possible. En effet, la compagnie Adéquate travaille avec la municipalité mais également avec des adolescents de la commune et des habitants bénévoles. Elle veille à ce que l’investissement de chacun ait du sens pour la personne qui donne de son temps. Aussi, les adolescents sont impliqués dans toutes les facettes de l’organisation pour leur faire découvrir différents métiers du spectacle vivant. Les artistes accueillis sur le festival sont logés chez des habitants volontaires. La sélection des duos artistes/habitants est particulièrement soignée pour créer des échanges qui dépasseront le simple accueil hôtelier : un artiste musicien sera hébergé chez un musicien amateur par exemple.

Toujours dans la volonté de faire partager la culture au plus grand nombre, la compagnie Adéquate est attentive aux formats et aux horaires des spectacles proposés pendant le festival. Ainsi, pour inclure le public de l’EHPAD, elle prend en compte les heures de prise de repas ou de repos. Pour que les jeunes parents puissent assister aux représentations, elle sélectionne des spectacles courts, adaptés à tous les publics.

Le choix des lieux dans la ville pour le festival n’est pas anodin. La compagnie souhaite valoriser le patrimoine bâti et naturel de Migné-Auxances et propose ainsi des représentations dans l’église, le parc mais aussi dans des lieux plus confidentiels tel que le monastère du Carmel, communauté de religieuses.

L’objectif de la compagnie semble atteint avec ce festival qui, pour l’édition 2025, a attiré plus de 1600 spectateurs, 30 bénévoles et 20 artistes.

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

Partie 2 | Une charte d’éco-responsabilité

La compagnie Adéquate se questionne depuis de nombreuses années sur l’impact de la création et de la production de spectacles vivants sur l’environnement. Ces réflexions ont abouti, dès 2021, à la rédaction d’une charte d’éco-responsabilité. Celle-ci est téléchargeable gratuitement pour que tout opérateur culturel puisse s’en saisir.

« Les deux leviers d’action au niveau de la compagnie sont la scénographie et surtout la mobilité. »

Lucie Augeai –

La compagnie Adéquate a travaillé son empreinte environnementale dès 2015 pour sa création Job. Pour cela, les deux chorégraphes ont été vigilants à la provenance géographique des artistes et ils ont pensé les décors et costumes pour qu’ils tiennent dans une valise afin de voyager uniquement en train.

A la suite de cette expérience ils ont décidé de partager leurs pratiques avec d’autres compagnies en rédigeant les étapes de réflexion à avoir pour une production de spectacle plus éco-responsable.

||| En amont de la création il convient de réfléchir à :

  • la provenance des équipes pour les étapes de création et répétitions,
  • les matériaux pour les décors, leur réemploi et leur transport,
  • le choix des lumières,
  • l’alimentation des équipes.

||| Après la création on s’interroge sur :

  • l’alimentation en tournée,
  • l’hébergement,
  • les transports pour la tournée,
  • la communication et le stockage numérique.
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Axut! | Chiche, on ose le théâtre en basque !

Photo du spectacle Lurrez Estali de la cie Axut
Mis à jour le 08 décembre 2025

Axut! est un collectif d’artistes qui ose le théâtre en basque. Et quand on dit basque c’est bien exclusivement dans cette langue, sans aucune traduction ou passages en français.

Des créations engagées

Des créations engagées

Je travaille dans ma langue et dans ma culture pour que mes enfants aient le droit de vivre, d’imaginer, de rêver et de se fâcher dans leur langue.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Axut! (qui signifie chiche en basque) ose le théâtre contemporain en basque. Toutefois, la compagnie ne se limite pas à défendre la langue basque et l’identité culturelle de ce territoire en l’employant dans ses créations. Le collectif va plus loin en choisissant des thèmes qui résonnent particulièrement pour le territoire bascophone (de chaque côté de la frontière) tel que la paysannerie, les migrations, la quête d’identité… Aussi, en plus de cela, la compagnie est très attentive aux enjeux écologiques qu’elle questionne dans ses spectacles. Elle privilégie également des tournées locales et imagine des scénographies sobres pour réduire son empreinte carbone.

La diffusion de spectacles en basque

La diffusion de spectacles en basque

Produire et diffuser des spectacles exclusivement en langue basque peut sembler un pari fou et un projet économique voué à l’échec. Comprises uniquement par des locuteurs basques, ces créations semblent ne s’adresser qu’à une minorité de personnes et donc être vouées à n’être jouées que dans quelques lieux du Pays basque.

Axut! a contourné cette contrainte en l’intégrant pleinement et en en faisant sa force. Ainsi, leurs pièces sont écrites en lien avec leur territoire d’implantation, les habitants et tout l’écosystème culturel basque. Elles sont ensuite jouées principalement dans le Pays basque mais les représentations sont nombreuses (notamment du fait qu’elles ne sont pas créées uniquement pour des salles de spectacles) et attirent beaucoup de public. On pourrait alors penser qu’une tournée de diffusion sur un si petit territoire a un modèle économique peu viable. Pourtant, Axut! a joué 71 fois la pièce Hondamendia sur une saison ! A titre de comparaison, 52% des compagnies françaises ont moins de 20 dates par saison, selon Lapas, et seulement 15% ont entre 50 et 100 dates.

Carte du Pays basque
Carte des provinces du Pays basque
Des valeurs écologiques

Des valeurs écologiques

On a tendance à ne rien imposer aux autres mais à se l’imposer à nous-même.

Ximun Fuchs, metteur en scène et co-fondateur d’Axut! –

Les membres d’Axut! sont très attentifs aux questions environnementales. Ils s’imposent donc des pratiques éco-responsables pour leurs créations :

  • une alimentation en circuit court,
  • des déplacements limités pendant les phases de création, facilités par le fait que toutes les personnes de l’équipe sont proches géographiquement,
  • des scénographies sobres et minimalistes pour qu’elles puissent tenir dans un petit fourgon lors des tournées,
  • des tournées dans un rayon de 250 km environ.

Outre ces mesures prises au sein même de la compagnie, Axut! aborde et questionne les enjeux de la transition écologique dans toutes ses productions théâtrales. L’écologie est ainsi au cœur des sujets abordés dans les créations, à l’image de Lurrez Estali qui parle de paysannerie et dans laquelle les questions autour de la nourriture, de la façon de se nourrir et de produire sont bien entendu traitées.

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