Culture & Patrimoine
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Patrimoine et inventaire

Inauguration de la façade restaurée de Saint‑Eutrope à Saintes

Travaux en cours sur la façade nord de l'église Saint-Eutrope de Saintes. (c) Ville de Saintes.
25 juin
Temps de lecture 3 minutes

La basilique Saint-Eutrope de Saintes, érigée au XIe siècle, a été élevée au rang des oeuvres majeures de l’art roman saintongeais, protégée au titre des Monuments historiques classés, dès 1840 (première liste des Monuments historiques français), et inscrite au Patrimoine mondial de l’Unesco en 1998.
Le 25 juin 2022 à 11h
Eglise Saint‑Eutrope à Saintes —

La basilique Saint-Eutrope de Saintes vient de bénéficier d’une campagne importante de restauration. Cette première phase de travaux concernait l’élévation nord de cette vaste église de pèlerinage, monument emblématique de l’art roman en Saintonge. L’inauguration de cette restauration est prévue le samedi 25 juin.

Un monument majeur de l’art roman

Suite à une donation du comte de Poitiers à l’abbaye de Cluny, l’église Saint-Eutrope est construite, de la fin du 11e siècle au début du 12e siècle, sur l’emplacement, à Saintes, du premier sanctuaire dédié à Eutrope, saint évangélisateur de la Saintonge au 1er siècle de notre ère.

La restauration de l’élévation nord de l’église Saint-Eutrope

Un diagnostic architectural et sanitaire de l’église Saint-Eutrope, commandé par la Ville de Saintes, a révélé l’état préoccupant du monument. Les eaux de pluie et l’humidité détériorent les décors intérieurs et extérieurs, la ventilation de la crypte est inadaptée, l’avant-crypte s’affaisse, l’attractivité du site et son accessibilité sont de faible qualité. Une campagne de travaux, composée de plusieurs phases, a été lancée avec le soutien financier de l’État, de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Département de Charente-Maritime. La première phase, qui vient de s’achever, a permis la restauration de l’élévation nord du chœur, en faisant appel à de nombreux corps de métiers.

Les travaux de maçonnerie et de taille de pierre ont permis de nettoyer l’ensemble des pierres qui étaient couvertes d’une épaisse couche de mousses et lichens. Les pierres les plus altérées ont été remplacées par des pierres locales des carrières de Thénac. Pour ne pas avoir à les remplacer, certaines colonnettes et certains chapiteaux ont été retournés sur leur verso. Les maçons ont également consolidé les fractures et lézardes qui fragilisaient l’absidiole, remplacé les joints en ciment par des joints à la chaux, et redonné de la cohésion aux maçonneries situées à l’intérieur des murs en procédant à des coulis de chaux. Enfin, les sculpteurs ont procédé à la restauration de l’ensemble des sculptures.

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