Culture & Patrimoine
en Nouvelle-Aquitaine
Patrimoine et inventaire
À la une

La restauration de l’église Saint-Eutrope de Saintes

Travaux en cours sur la façade nord de l'église Saint-Eutrope de Saintes. (c) Ville de Saintes.
Temps de lecture 3 minutes
Mis à jour le 20 juin 2022

L’église Saint-Eutrope de Saintes, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle, vient de bénéficier d’une campagne importante de restauration.

Cette première phase de travaux concernait l’élévation nord de cette vaste église de pèlerinage, monument emblématique de l’art roman en Saintonge. L’inauguration de cette restauration est prévue le samedi 25 juin.

Un monument majeur de l’art roman

Suite à une donation du comte de Poitiers à l’abbaye de Cluny, l’église Saint-Eutrope est construite, de la fin du 11e siècle au début du 12e siècle, sur l’emplacement, à Saintes, du premier sanctuaire dédié à Eutrope, saint évangélisateur de la Saintonge au 1er siècle de notre ère.

La restauration de l’élévation nord de l’église Saint-Eutrope

Un diagnostic architectural et sanitaire de l’église Saint-Eutrope, commandé par la Ville de Saintes, a révélé l’état préoccupant du monument. Les eaux de pluie et l’humidité détériorent les décors intérieurs et extérieurs, la ventilation de la crypte est inadaptée, l’avant-crypte s’affaisse, l’attractivité du site et son accessibilité sont de faible qualité. Une campagne de travaux, composée de plusieurs phases, a été lancée avec le soutien financier de l’État, de la Région Nouvelle-Aquitaine et du Département de Charente-Maritime. La première phase, qui vient de s’achever, a permis la restauration de l’élévation nord du chœur, en faisant appel à de nombreux corps de métiers.

Les travaux de maçonnerie et de taille de pierre ont permis de nettoyer l’ensemble des pierres qui étaient couvertes d’une épaisse couche de mousses et lichens. Les pierres les plus altérées ont été remplacées par des pierres locales des carrières de Thénac. Pour ne pas avoir à les remplacer, certaines colonnettes et certains chapiteaux ont été retournés sur leur verso. Les maçons ont également consolidé les fractures et lézardes qui fragilisaient l’absidiole, remplacé les joints en ciment par des joints à la chaux, et redonné de la cohésion aux maçonneries situées à l’intérieur des murs en procédant à des coulis de chaux. Enfin, les sculpteurs ont procédé à la restauration de l’ensemble des sculptures.

En savoir plus

Culture &
Patrimoine
En Nouvelle-Aquitaine
Pour une meilleure expérience,
veuillez tourner votre tablette.